Qui était Michael Goolaerts, le jeune cycliste décédé après un arrêt cardiaque en plein Paris-Roubaix ?

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DRAME - Michael Goolaerts, coureur de 23 ans de la modeste formation Veranda's Willems, est décédé ce dimanche en fin de soirée à la suite de l’arrêt cardio-respiratoire qui l’a frappé ce dimanche durant Paris-Roubaix. Retour sur son parcours.

"C'est extrêmement triste pour le jeune coureur qui a chuté." Peter Sagan, vainqueur plein de maîtrise de l’édition 2018 de Paris-Roubaix, a eu un mot pour lui en descendant de son vélo après avoir franchi la ligne d'arrivée, mais il ne connaissait pas son nom. 


Lui, c’est Michael Goolaerts, le jeune homme de 23 ans qui a été victime d’un arrêt cardio-respiratoire ayant contraint les secours à intervenir en pleine course pour tenter de le réanimer. Il est finalement décédé en fin de soirée ce dimanche à l'hôpital de Lille, où il avait été hospitalisé. "C'est avec une tristesse inimaginable que nous devons annoncer que notre 

coureur et ami Michael Goolaerts est décédé à 22h40 à l'hôpital de Lille, en présence de sa famille et de ses proches", a tweeté l'équipe belge Veranda's Willems, auquel il appartenait.

Quand cela devenait dangereux, je préférais me retirer.Michael Goolaerts

Né en 1994 en Belgique dans la commune néerlandophone de Lierre, le gamin, comme la plupart de ceux ayant grandi en région flamande, est vite atteint par le virus du vélo. Il décroche son premier titre significatif à l’âge de 15 ans, sous le maillot du Balen Bicycle Club, en remportant  le championnat sur route de la province en catégorie cadet. Un an plus tard, en 2011, il triomphe dans le contre-la-montre local en catégorie junior, avant de décrocher, en 2012, ses deux premiers titres nationaux, ceux de champion de Belgique de poursuite par équipes et de vitesse par équipes juniors.

Ainsi lancé à toute berzingue vers le monde professionnel, Michael Goolaerts doit toutefois patienter durant deux ans sous le statut de stagiaire, d’abord dans l'équipe Veranda's Willems, puis chez Lotto-Soudal jusqu’à la fin de saison 2016. C’est en 2017 qu’il signe son premier contrat pro, avec Veranda's Willems. Le début des choses sérieuses.

"Catastrophique"

De son propre aveu, sa première année est "catastrophique". La faute à une forme de timidité. "J'éprouvais des difficultés pour me placer. Quand cela devenait dangereux, je préférais me retirer", explique-t-il à Direct Vélo début 2018, à une période où il parvient justement à redresser la barre. La preuve : son équipe le désigne alors  "poisson-pilote", censé ouvrir la voie jusqu’au bout au sprinteur, Aidis Kruopis. Un rôle crucial, qu’il endosse à l’âge de 23 ans.

J'ai la vitesse dans les jambes maintenant.Michael Goolaerts début 2018

"Je sens la différence après avoir roulé un an chez les pros", dit-il, juste avant de terminer 9e de "À travers la Flandre-Occidentale-Johan Museeuw Classique", une course disputée dans sa région natale en mars dernier. Soit un petit mois avant ce Paris-Roubaix qui l’a vu s’effondrer,  inconscient, les bras en croix, dans le secteur de Viesly, après une centaine de kilomètres de course. 

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