Sur ce Tour de France 2014, Tony Gallopin veut prolonger son rêve jaune

CYCLISME
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CYCLISME - Il est au centre de toutes les attentions. Lundi matin à Mulhouse, avant le départ de la 10e étape qui se termine à la Planche des Belles Filles, Tony Gallopin avait le sourire aussi étincelant que le jaune du maillot qu'il porte depuis la veille. Le Français de Lotto-Belisol avoue ne pas trop réaliser. Mais il a confié ses ambitions à metronews : garder sa tunique au moins jusqu'à la journée de repos mardi à Besançon.

En vingt-quatre heures, son statut a changé. Son vélo aussi. Ce lundi matin, Tony Gallopin prend le départ de Mulhouse avec une bicyclette jaune, préparée en urgence. "Les mécanos ont monté ça dans la nuit, c'est vraiment joli, en sourit le coureur de l'équipe belge Lotto-Belisol. J'apprécie vraiment." La foule, plus nombreuse qu'à l'accoutumée, se régale de voir - enfin - un maillot jaune français sur le Tour de France, le premier depuis Thomas Voeckler en 2011.

Les "Tonyyy!", lancés par des centaines de supporters  un brin hystériques, font réaliser au coureur tricolore ce qui lui arrive. Lui qui semble encore sur son petit nuage. "Quand je l'ai félicité à son arrivée hier soir, il m'a dit : 'Mais c'est sûr, j'ai le maillot jaune?'", raconte, rayonnante, Marion Rousse, la compagne du coureur, elle aussi ancienne cycliste. "Tant de choses se bousculent dans ma tête, poursuit Gallopin. Le podium, les lions en peluche, les journalistes... J'ai pu en profiter avec ma famille, qui sait tous les sacrifices que j'ai dû faire pour en arriver là. J'ai un énorme respect pour ce maillot. C'est vraiment bien pour moi, bien pour eux."

Lundi, celui qui est plutôt adepte des classiques accidentées va devoir se coltiner sept ascensions, dont la terrible Planche des Belles Filles (5,9 km à 8,5%, avec les derniers hectomètres à 20%) pour terminer. Là même où les favoris vont commencer à s'expliquer dans les grandes largeurs. Et convoiter le maillot distinctif du leader du général. "Je vais essayer de le défendre mais ça va être dur, concède le Français. Le final est très compliqué. Mais je veux profiter et le garder. Porter cette tunique le 14 juillet, c'est beau." Cela doit surtout le transcender pour résister à Contador, Nibali ou Porte. C'est à ce prix qu'il pourra prolonger son rêve éveillé.

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