Tour de France 2014 : Mark Cavendish déjà à terre

CYCLISME

CYCLISME - En première ligne dans les derniers hectomètres de la première étape qui emmenait le peloton à Harrogate, Mark Cavendish a chuté, en essayant de passer en force. Le Britannique a passé la ligne en se tenant l'épaule mais sera bien au départ dimanche. Marcel Kittel, vainqueur, est le premier maillot jaune.

Appelez-le ''Mark Crash-vendish''. Attendu par tout un peuple chez lui, dans le Yorkshire où sa mère est née, Mark Cavendish a bien essayé de se mêler au sprint dans le final vers Harrogate (Angleterre) . Mais celui qui est considéré comme le meilleur sprinteur du peloton n'avait pas la place. A l'épaule, il a alors essayé de se faufiler entre les gros jarrets, jusqu'à bousculer le champion australien Simon Gerrans, son ancien coéquipier chez la Sky. Et l'inévitable est arrivé : une chute, en tête d'un groupe lancé à 60 km/h.

Et le leader d'Omega Pharma ne s'est pas relevé. Longtemps, il est resté au sol, incapable de bouger, l'épaule droite collée au goudron anglais. Avec l'aide de l'équipe médicale, il est parvenu à se hisser contre la barrière pour pleurer de douleur, celle d'un homme attendu qui a manqué dans les grandes largeurs son premier rendez-vous. Puis ''Caveman'' s'est relevé pour passer la ligne d'arrivée, condition à remplir pour ne pas valider l'abandon, le bras en écharpe. 

Kittel grand favori du sprint

Les examens passés dans la foulée ont révélé qu'il n'y avait aucune fracture. Mais reste à savoir si le sprinteur sera à 100% dès dimanche, une étape qui compte neuf côtes, voire pour l'étape de plat de lundi. La saison passée, le double vainqueur d'étape lors du Tour 2013 avait déjà donné du coup d'épaule, provoquant la chute de Tom Veelers dans des conditions semblables. ''Le Cav'' s'en était alors défendu sur Twitter dans la foulée. Cette fois encore, il devra expliquer son comportement. Cette attitude qui devient trop récurrente pour n'être qu'une exception dans les sprints, zones dangereuses où tout le monde se frotte dans les règles de l'art.

Quelques mètres devant le Britannique, Marcel Kittel (Giant), lui, n'a pas bronché. Comme il y a un an, la révélation du Tour 2013 est le premier maillot jaune cette année, grâce à un sprint commencé bien au chaud parmi les cinq premiers avant de se lancer pour la ligne droite décisive et coiffer Peter Sagan et Ramunas Navardauskas, le Français Bryan Coquard terminant au pied du podium. Cavendish ou pas, l'Allemand est plus que jamais le "Monsieur sprint" du Tour de France.

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