Tour de France - On boucle la 15e étape : immense déception pour Calmejane, le local du jour

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RÉCAP' - À l’avant de la course une bonne partie de la journée, le natif d’Albi qui avait affiché ses objectifs de victoire pour cette 15e étape. Finalement septième au classement du jour, il termine à 34 secondes du vainqueur, le Danois Cort Nielsen.

Pour cette quinzième étape de la Grande Boucle 2018, un tracé long de 181,5 kilomètres entre Millau (Aveyron) et Carcassonne (Aude), les trois difficultés répertoriées du jour ont largement contribué à dynamiter la course. Du côté des maillots distinctifs, pas de changement : Geraint Thomas reste en jaune et Peter Sagan en vert, tandis que les Français Julian Alaphilippe et Pierre Latour demeurent respectivement meilleur grimpeur et meilleur jeune. 

Le vainqueur du jour

Cort Nielsen était le plus costaud. Arrivé à Carcassonne en compagnie de Ion Izaguirre et de Bauke Mollema, le Danois de 25 ans a fait parler sa puissance pour arracher sa première victoire sur le Tour de France, qu’il n’avait encore jamais disputé. Déjà vainqueur de deux étapes sur la Vuelta en 2016, notamment la dernière à Madrid. En s’imposant, le jeune Nordique offre en tout cas à la formation d’Astana sa deuxième victoire de cette édition 2018, au lendemain de celle d’Omar Fraile à Mende. 

Le Français du jour

Lilian Calmejane, local de l’étape (il est né à Albi), qui ne s’était pas caché quant à ses intentions de victoire. "Si après ça je dois être vidé et arriver hors délais dans les Pyrénées, tant pis, j'aurais tout tenté", avait-il confié samedi à nos confrères de L’Equipe. "Il y avait deux étapes qui me correspondaient, aujourd'hui (samedi) j'ai loupé le coche, demain (dimanche) je ne le louperai pas", s’était-il encore promis. S’il a bien passé l’essentiel de la journée à l’avant de la course, signe de sa combativité, le leader français de Direct Energie n’a rien pu faire au moment de l’accélération du trio de tête. "Je ne comprends pas les tactiques de certaines équipes", a-t-il réagi à chaud et en larmes, mettant en cause l'équipe Trek de Bauke Mollema. "Ils ont joué avec mes nerfs. Ils ont préféré faire troisième avec Mollema, ils m'ont enterré."

Je me suis laissé griser par le public, mon publicLilian Calmejane, septième à l'arrivée

"C'est la détresse qui parle", a reconnu le Français qui est revenu par la suite, au calme, sur sa stratégie aventureuse en cours d'étape. Il s'était risqué à tenter un raid à plus de 100 kilomètres de l'arrivée... contre l'avis  de sa direction d'équipe. "Je me suis laissé griser par le public, mon public. Mais c'était très loin de l'arrivée. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, je cours à l'instinct", a reconnu Calmejane, vainqueur de l'étape des Rousses l'an dernier. "Je me suis fait engueuler dans les oreillettes, du coup je les ai enlevées", a ajouté le leader de son équipe. "C'est mon tempérament."  

À suivre

Lundi, les coureurs auront droit à un jour de repos bien mérité avant d’attaquer la troisième et dernière semaine de ce Tour de France 2018. Mardi, pour la 16e étape, le peloton reprend la route dans les Pyrénées avec l'étape de montage la plus longue de ce Tour, 218 kilomètres entre Carcassonne et Bannières-de-Luchon. 

En vidéo

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