Tour de France : l'armée française sollicitée pour débusquer les moteurs cachés dans les vélos

CYCLISME
DOPAGE MECANIQUE - Aux grands maux les grands moyens. Pour détecter d'éventuels moteurs dans les cadres des vélos sur le Tour de France, l'UCI a accepté, en plus des tablettes, que soient utilisées de nouvelles caméras thermiques développées par l'armée française.

Un triple niveau de contrôle, dont une caméra thermique high-tech, pour détecter d'éventuels moteurs dans les vélos sera mis en place pendant le Tour de France, assure Le Journal du Dimanche du 26 juin. De quoi faire trembler les tricheurs alors que le départ de la Grande Boucle sera donné le 2 juillet prochain au Mont Saint-Michel. 

Les vélos scannés en direct

L'édition du Tour 2015 n'avait pas échappé aux suspicions de dopage technologique  (souvenez-vous quand Froome avait déposé Quintana dans la montée du Col de la Pierre Saint-Martin,. Alors, celle de 2016 va disposer d'un dispositif renforcé : outre les tablettes (système à résonance magnétique) déjà utilisées par l'Union cycliste internationale (UCI) au départ ou à l'arrivée des étapes, une caméra thermique sera utilisée sur une moto en course tandis qu'une autre, de pointe et développée par des ingénieurs de l'Etat, a été mise à disposition de l’UCI par l’armée française , selon le journal.

L'annonce de l'opération sera détaillée lundi lors d'une conférence de presse tenue au ministère des Sports en présence du secrétaire d'Etat à la Recherche Thierry Mandon. "A ma demande, Thierry Mandon a saisi des centres de recherche de pointe pour nous indiquer les meilleurs moyens de lutter contre ce fléau", a déclaré au journal Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux Sports, qui est convaincu du danger: "Ce problème est pire que le dopage. C'est l'avenir du cyclisme qui est en jeu."

Une décision qui n'a pas fait l'unanimité

Selon le Journal du Dimanche, qui évoque les liens personnels entre les dirigeants de l'UCI et l'équipe Sky du vainqueur sortant du Tour (Chris Froome), le président de l'UCI Brian Cookson a accepté sans attendre le principe des caméras thermiques auxquelles les techniciens de la fédération internationale ne croient pas.

EN SAVOIR +
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D'autres dirigeants de l'UCI n'ont accepté que sous les très fortes pressions françaises, de l'Etat, de David Lappartient (président de la fédération française et de la confédération européenne de cyclisme) et de l'organisateur du Tour (ASO). Un premier cas de tricherie technologique a été détecté en janvier dernier sur le vélo d'une jeune concurrente belge lors des Mondiaux de cyclo-cross. Cette dernière a écopé, en avril dernier, de six ans de suspension

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