Air France : le plan de 4 milliards d'euros d'aide de l’Etat validé par Bruxelles

Air France : le plan de 4 milliards d'euros d'aide de l’Etat validé par Bruxelles

AIDE - Dans un communiqué, la Commission européenne a annoncé ce mardi avoir approuvé le projet de l'Etat français d'accorder une aide de 4 milliards d'euros à Air France pour soutenir la compagnie aérienne, en grande difficulté à cause de la pandémie de Covid-19. Cette aide prévoit notamment "injection de capital par l'État".

La Commission européenne a approuvé ce mardi un projet de l'Etat français d'accorder jusqu'à 4 milliards d'euros d'aide à Air France, pour recapitaliser la compagnie aérienne mise à terre par la pandémie et l'effondrement du trafic passagers. Une recapitalisation qui prévoit "la conversion du prêt d'État de 3 milliards d'euros déjà accordé par la France en un instrument de capital hybride" ainsi qu'une "injection de capital par l'État".

Cette "injection de capital par l’Etat" se fera via une augmentation de capital "ouverte aux actionnaires existants et au marché", dans la limite d'un milliard d'euros, a indiqué la Commission européenne dans un communiqué. Sur France Inter ce mardi matin, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, s’est réjoui de cette annonce : "C'est une bonne nouvelle pour Air France et pour tous les Français."

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"Nous avions fait un prêt de trois milliards d'euros sur quatre ans. Ce prêt, nous allons le transformer en participation de l'État, en fonds propre, dans l'entreprise. Ils vont devenir une aide définitive. C'est une aide de long terme", a ajouté le ministre. L'Etat français sera autorisé à monter à "un peu moins de 30%" du capital d'Air France, contre 14,9% aujourd'hui, a annoncé mardi Bruno Le Maire : "Cette augmentation de la participation de l'Etat pourra aller jusqu'à près d'un milliard d'euros."

En contrepartie, Air France devra céder 18 créneaux de vols à d'autres compagnies sur l'aéroport parisien d'Orly, a précisé Bruno Le Maire, ajoutant avoir obtenu de Bruxelles que les compagnies qui font du "dumping" social et fiscal ne puissent pas en récupérer : "Nous avons souhaité que les compagnies qui puissent récupérer ces créneaux respectent rigoureusement les règles sociales ou fiscales de l'État français. Ç'aurait été de la concurrence injuste."

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