Restauration : la mention de l'origine des viandes obligatoire en 2022

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CONSOMMATION - Jusqu'à présent, seule l'origine de la viande bovine était mentionnée. Dès 2022, ce sera le cas pour toutes les viandes, dans la restauration collective ou la restauration commerciale.

"Aujourd'hui, il y a une prise de conscience un peu partout que la nutrition a un impact très fort sur la santé, que les citoyens demandent une nutrition de qualité, et qu'il est nécessaire pour cela de connaître l'origine" des produits, a estimé le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie. Aussi, l'étiquetage de l'origine des viandes servies dans la restauration va être rendu obligatoire "le plus rapidement possible en 2022", a-t-il annoncé ce mercredi 8 août lors du salon Restau Co à Paris. 

Un décret à ce sujet va pouvoir être pris "d'ici la fin de cette année", a déclaré le ministre, affirmant avoir réussi à obtenir "le feu vert" de la Commission européenne. "Il nous fallait nous accorder avec le niveau européen car la question de l'étiquetage des origines est une compétence européenne. C'est ce qu'on a réussi à obtenir", a-t-il dit à l'Agence France-Presse. 

Quelques semaines d'adaptation pour les professionnels

Actuellement, seule l'origine de la viande bovine doit être mentionnée dans la restauration, héritage de la crise de la vache folle notamment. L'an prochain, l'origine devra également être mentionnée pour la viande de volaille, d'ovin, de porc et de caprin, que ce soit dans la restauration collective (écoles, hôpitaux, restaurants administratifs) ou la restauration commerciale.

Le ministre entend laisser "quelques semaines ou quelques mois" aux professionnels pour s'adapter à cette nouvelle réglementation. Mais il souhaite que la mesure entre en vigueur "le plus tôt possible en 2022".

Quand le blanc de poulet sera affiché 'brésilien' ou 'ukrainien', cela va faire bouger les comportements- Julien Denormandie

"L'origine des viandes est un sujet très important pour moi", a-t-il souligné. "Je suis convaincu que cette obligation d'étiquetage va faire bouger les choses. Quand le blanc de poulet sera affiché 'brésilien' ou 'ukrainien', cela va faire bouger les comportements".

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En restauration collective, "on estime que la moitié de la viande est importée et pour la volaille, la part est encore plus importante", a-t-il relevé.

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