Allocations familiales, APL : quelles aides vont subir un coup de rabot ?

Allocations familiales, APL : quelles aides vont subir un coup de rabot ?

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FINANCES – Pour boucler son plan d'économies de 50 milliards d'euros, le gouvernement doit encore décider quelles coupes il compte opérer dans les prestations sociales. Les allocations familiales et les aides au logement dont bénéficient les étudiants pourraient être impactées.

Qui sera mis à contribution ? Sur les 50 milliards d'économies que le gouvernement s'est engagé à réaliser d'ici trois ans, 11 milliards doivent porter sur les diverses prestations sociales versées aux Français, a prévenu, le Premier ministre Manuel Valls. Le flou sur ces mesures sera rapidement levé, le gouvernement devant adresser mardi ses prévisions financières au Haut Conseil des finances publiques avant une présentation officielle en Conseil des ministres, la semaine prochaine. D'ici là, Bercy, contacté dimanche par metronews, se refuse à tout commentaire. Plusieurs pistes ont néanmoins été évoquées ces dernières semaines.

Déjà utilisée, la désindexation, qui consiste à ne pas revaloriser les prestations sociales au rythme de l'inflation, pourrait ainsi être décidée. Les allocations familiales, augmentées de 0,6% au 1er avril dernier, seraient ainsi gelées l'an prochain. La mesure, selon les Echos , permettrait d’économiser plus de 600 millions d'euros. Insuffisant pour atteindre l'objectif fixé.

Les APL limitées aux étudiants boursiers ?

Autres pistes évoquées ces derniers jours, la réduction des aides pour la garde d'enfants lorsque le revenu des parents dépasse un certain montant. D'ores et déjà, le complément de libre choix du mode de garde des jeunes enfants (Paje) vient d'être divisé par deux pour les revenus des ménages supérieurs à 48 000 euros.

Dans le viseur également : les Aides personnalisées au logement (APL) dont bénéficient entre autres les étudiants. Cet appui financier conséquent pour les jeunes pourrait ainsi demain être réservé aux seuls étudiants boursiers, qui représentent environ 30% du nombre total d'étudiants en France. Selon la Cour des comptes, les économies dégagées s'élèveraient à 800 millions d'euros. Conséquent donc, mais la mesure promet des remous.

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