Alstom-Bombardier remporte le méga-contrat des RER Nouvelle Génération

Alstom-Bombardier remporte le méga-contrat des RER Nouvelle Génération
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INDUSTRIE – Sans surprise, le consortium Alstom-Bombardier vient de remporter le méga-contrat de la région Ile-de-France pour la fourniture de 255 rames RER Nouvelle Génération. Un contrat à 3,75 milliards d’euros.

Seul en lice, le consortium Alstom-Bombardier a remporté le méga-contrat du RER Nouvelle Génération (NG) censé équiper les lignes E et D du Réseau Express de la région Ile-de-France. D’un montant  total de 3,75 milliards d’euros,  ce contrat porte sur la fourniture de 255 trains, rapporte Reuters. Soit le plus important appel d'offres mené par la SNCF sur du matériel roulant, a souligné le patron de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pépy. Les premières rames devraient entrer en circulation en 2021. 


Sur les 255 rames commandées, 125 iront au RER D et 130 au RER E. "La première tranche ferme de ce marché comprend la livraison de 71 rames pour un montant estimé à 1,55 Milliard d'euros subventionnées à 100% par le STIF (ce montant prend en compte l'ensemble des études de conception, l'industrialisation, le suivi de projet et l'homologation de ce nouveau train par SNCF et le consortium pour un montant de 450 millions d'euros)", précise le groupe Alstom dans un communiqué.


Ce nouveau train, dit "boa", spécialement conçu pour les zones à forte densité de population, sera sans séparation entre les voitures et avec des portes larges pour accroître la fluidité des passagers. Chaque rame pourra transporter jusqu'à 1.860 passagers, pour une consommation d'énergie réduite de 25% par rapport aux générations précédentes de trains, assure encore le groupe industriel.

Un contrat attribué quatre ans après le premier appel d’offres

Dans le détail, le groupe français, devrait produire une partie des voitures, les châssis, les blocs de tractions mais aussi des composants, selon nos informations. Huit sites sont concernés dont Valenciennes, Ornans, Tarbes et  Le Creusot. Le site de Belfort, un temps menacé de fermeture l’an dernier, ne profitera pas de ces commandes en raison de sa spécialisation dans la production de rames TGV et de locomotives de fret. Côté Bombardier,  le site de Crespin sera en charge de la conception et de la fabrication des voitures intermédiaires.


Au total, environ 2.000 personnes, dont 550 ingénieurs, travailleront sur ce projet au sein du groupement Alstom-Bombardier, qui permettra de pérenniser plus de 8.000 emplois en France au sein de la filière ferroviaire, précise le consortium.

L’annonce a été officialisée ce mercredi, suite aux conseils d’administration du Stif et de la SNCF. Elle clôt quatre ans de tergiversations autour du développement de ces nouvelles rames régionales. Le premier appel d’offres avait en effet été lancé en 2012 et annulé, faute de réponses satisfaisantes. Un second avait été lancé en mai 2013. Face à Alstom-Bombardier, l’allemand Siemens avait rapidement renoncé, ne laissant en compétition que le consortium franco-canadien et l’espagnol CAF. Ce dernier a été éliminé après que la SNCF, en charge de l’appel d’offres, a jugé que l’espagnol ne serait pas en mesure de livrer 70 rames par an. Ce que l’industriel a contesté. 

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Info LCI : le STIF commande 270 rames RER à Alstom

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