Fermeture d'un site Alstom : la part de responsabilité du gouvernement

Fermeture d'un site Alstom : la part de responsabilité du gouvernement

POLÉMIQUE - Alstom a annoncé mercredi l'arrêt de la production de trains sur le site historique historique de Belfort, le même qui avait donné naissance au premier TGV. La décision, qui menace 400 emplois, a très vite embrasé la scène politique. Selon le chroniqueur Économie de LCI Nicolas Prissette, le gouvernement détient une part de responsabilité dans les difficultés que rencontre le constructeur ferroviaire.

Parce que les commandes n'étaient pas assez nombreuses, Alstom a annoncé mercredi l’arrêt et le transfert des activités de production du site de Belfort. D’ici 2018, 400 salariés devront migrer vers Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, et ailleurs. Faute de quoi ils perdront leur emploi. La nouvelle de l’arrêt de la production des trains d’ici à 2018 sur ce site historique, berceau du premier  TGV, a rapidement suscité une pluie de réactions. 

Nicolas Sarkozy accuse l'ancien ministre de l'Economie d'avoir abandonné les ouvriers, tandis qu'Arnaud Montebourg fustige la passivité du gouvernement. Ce dernier a demandé jeudi des concertations syndicales avant toute décision définitive afin d'obtenir "que les négociations avec les syndicats soient les plus avantageuses possibles,  et que les reclassements puissent se faire sans trop de casse sociale", explique le chroniqueur Nicolas Prissette sur LCI. Selon lui, ni François Hollande, ni ses ministres, n'a les moyens d’interdire cette décision d'Alstom".

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Alstom : le gouvernement n'a pas les moyens d'interdire la décision

Impuissant sur l'arrêt de la production de trains à Belfort, le gouvernement est pourtant actionnaire d'Alstom : il détient 20% du capital, contre 8% pour Bouygues et 4% pour la Société Générale. Selon le spécialiste en économie, les autorités ont leur responsabilité dans les difficultés du constructeur ferroviaire. "Alstom, en France, vit des commandes de TGV de la SNCF. Et la SNCF, c'est l'État", explique-t-il avant de rappeler : "En 2013, Arnaud Montebourg avait obligé la SNCF a acheter 40 rames de TGV pour éviter qu'Alstom ne soit dans une situation trop compliquée". Autre tort de l'exécutif : l'entreprise attend depuis des mois qu'il vienne une commande pour des trains Intercité qui permettrait à l'usine de Valencienne de redémarrer sa production".

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Alstom : la part de responsabilité du gouvernement expliquée

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