Augmentations salariales : voici à quoi vous attendre pour 2017

ÉCONOMIE

ETUDE – Selon l’étude du cabinet Deloitte, les perspectives d’augmentation salariales restent stables en 2017 par rapport à 2016. Les salaires devraient progresser de 2,7% en moyenne, malgré l’inflation.

La prudence reste de mise concernant les augmentations salariales pour 2017. Selon l’étude annuelle du cabinet Deloitte, qui se base sur 891.000 salariés de 480 entreprises, les augmentations devraient en moyenne atteindre 2,7% l’an prochain, soit le même niveau que cette année. 

Les budgets prévisionnels consacrés à ces augmentations restent "historiquement bas", constate le cabinet de conseil. Ils se situent à 1,8% seulement, contre encore 3,3% en 2008, au début de la crise financière. Les hausses de salaires devraient toutefois être supérieures à l’enveloppe prévue initialement par les entreprises, comme ce fut le cas cette année - soit entre 1,5% et 1,85% en 2016 pour finalement  une augmentation salariale moyenne de 2,7%. 

Le gel des salaires recule

Au vu du niveau très faible de  l’inflation, les salariés ne devraient donc pas escompter beaucoup mieux l’année prochaine,. Et ce même si celle-ci, quasi nulle cette année (0,2%, selon la dernière projection de la Banque de France), pourrait atteindre 1,1% en 2017. Pas de quoi néanmoins peser de manière significative sur les négociations salariales à venir. 

Selon l’étude Deloitte, les entreprises favorisent dans ce contexte de prudence les augmentations individuelles. Plus de la moitié d’entre elles (54%) affirment en effet qu’elles n’auront recours qu’à ce mode de revalorisation l’an prochain pour les cadres. Concernant les non-cadres, une proportion quasi similaire (52%) mixera augmentation générale et individuelle. 

Pourtant les indices de reprise auraient pu laisser espérer une amélioration sur le front des salaires. Encore trop faibles sans doute et pas suffisamment installés, ces incides semblent toutefois avoir produit leurs effets sur le gel salarial qui n’a plus concerné  en 2016 que 4% des non-cadres et 7% des cadres, contre respectivement 7 et 8% un an plus tôt. 

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