Bonne nouvelle pour nos poumons, le diesel représente moins de la moitié des ventes de voitures en France

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CARBURANT – La part des motorisations diesel dans les ventes de voitures est passée sous la barre des 50 % en janvier, retrouvant son niveau de l’an 2000. Une chute qui n’est pas près de s’enrayer.

Le secteur automobile a poursuivi son redressement en janvier avec des ventes en nette augmentation (+10,5 % par rapport à janvier 2016), portée notamment par les performances de PSA et Renault. Mais ce que l’on retiendra surtout de la publication mensuelle du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) ce mercredi concerne le diesel. 


Car pour la première fois depuis de nombreuses années, en effet, la part de ce carburant dans le marché français des véhicules de particuliers est passée sous la barre des 50 %, s’établissant à 47,87 %. Il retrouve ainsi son niveau de l’an 2000, précise le CCFA.  Le diesel représentait encore 52 % de ces ventes l’an dernier et dépassait les 70 % en 2012. Aujourd’hui, à moins de 2500 véhicules près, l’équilibre entre ventes de véhicules essence et diesel est atteint. Au vu de l’inexorable chute des ventes de ce type de motorisation, nul doute que la part de l’essence dans le parc français supplantera rapidement celle du diesel. 

Je vais dire aux Français "de ne pas acheter de diesel parce que progressivement, l'avantage donné à la fiscalité du diesel va être supprimé".Ségolène Royal, le 23 décembre 2016 sur France Inter

Cette situation intervient dans un contexte de lutte contre le diesel, dont la nocivité a été actée en 2012 par l’Organisation mondiale de la santé. Ces motorisations rejettent en effet des particules fines, responsables entre autres de maladies cardiovasculaires et d’embolies pulmonaires. Face à ce risque sanitaire, des mesures ont été prises pour réduire la part du diesel dans le parc automobile français : volonté de bannir la circulation des véhicules diesel à Paris d’ici 2020, augmentation de la taxe sur les carburants (TICPE) de 4 centimes par litre au 1er janvier 2017… 


Comme le souligne le magazine L’Argus dans sa récente étude annuelle sur le prix de revient kilométriques des véhicules, la décote d’une motorisation diesel atteint aujourd’hui celle d’une voiture essence. De plus, les progrès réalisés en termes de consommation des motorisations essence accroissent encore leur attractivité face aux voitures diesel, réputée plus économiques. 

Enfin, les mesures progressives visant le parc des véhicules de sociétés devraient porter un coup fatal aux motorisations diesel. A terme, les entreprises pourront déduire 80 % de la TVA appliquée sur l'essence, comme c'est le cas actuellement pour le gazole. La mesure  se fera de façon progressive : en cinq ans pour les véhicules particuliers, et en six ans pour les utilitaires légers, comme adopté dans le budget 2017. 

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Un dieselgate pour les constructeurs français ?

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