Brexit : "Quand avez-vous emmené votre conjoint en week-end à Francfort ?", comment Paris tente de séduire la City

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CONSÉQUENCES – Alors que le Brexit a été approuvé par les députés britanniques mercredi soir, c’est une opération séduction qui a commencé pour Paris. La capitale tente de convaincre les grands groupes financiers de la City à venir s’implanter en France.

Paris sera-t-elle convaincante ? Une délégation de la place financière de la capitale et de la région parisienne a rencontré cette semaine à Londres 80 responsables d’importants groupes financiers. Cette opération séduction vise à les inciter à venir s’implanter en France, car l’application du Brexit n’est plus qu’une question de temps. 


La Chambre des communes britanniques a approuvé mercredi soir par 494 voix contre 122, le projet de loi de Theresa May qui autorise le divorce du Royaume-Uni et de l’Europe. Si l’adoption du texte ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs semaines, l’enjeu est de taille pour la France. "Nous sommes la seule ville à avoir un rayonnement économique mondial en Europe continentale. La seule ville qui peut être comparée à Paris pour ses activités, c'est Londres", a ainsi affirmé Valérie Pécresse devant ces potentiels partenaires financiers. 

De 20 à 30.000 emplois potentiels

La présidente de la région Ile-de-France a tenté tous les arguments : "Et puis il y a la qualité de vie culturelle, la cuisine, l'accès aux soins, l'éducation. Pour cela, Paris est au premier rang en Europe continentale. Et j'ose à peine vous poser cette question : Quand avez-vous emmené la dernière fois votre conjoint en week-end à Francfort ?".


L’objectif est de séduire les 20 à 30.000 salariés potentiels (et fortunés...) mais aussi de rassurer les entrepreneurs. "Bien sûr, il y a des contraintes sur la flexibilité du travail (...) et il y aussi des progrès à faire sur les charges sociales. Mais après les élections présidentielles, la plupart de ces points seront clarifiés", a expliqué le président de l'association Paris Europlace, Gérard Mestrallet. Avec des charges sociales patronales et un droit du travail qui inquiètent les investisseurs, Paris possède un fort handicap face à Francfort.

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