Bruno Le Maire interpellé par un ouvrier de GM&S en larmes

DirectLCI
EMPLOI- Le ministre de l'Economie était en déplacement ce mercredi à La Souterraine, dans la Creuse. Lors d’un échange avec les salariés de GM&S, le ministre a été interpellé par un salarié de l’entreprise, qui n'a pu cacher son émotion et son désespoir, au sujet de l’offre de reprise qui prévoit de maintenir moins de la moitié des salariés.

En faisant le déplacement avec son secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux, le ministre entendait montrer que le gouvernement était pleinement mobilisé sur ce dossier épineux. Bruno Le Maire a d’ailleurs changé son programme pour aller directement à la rencontre des salariés du site GM&S à La Souterraine. 


Les 277 salariés de l’équipementier automobile, en liquidation judiciaire depuis le 30 juin dernier, devraient être fixés sur leur sort le 24 juillet prochain par le tribunal de commerce de Poitiers. L’offre de reprise par GMD, la seule à ce jour, envisage de garder 120 salariés sur 277, soit moins de la moitié.

120 emplois, c'est rien, Mr Martineau il peut faire plusUn salarié de GM&S

Le ministre, qui a réaffirmé son engagement à sauver le site, a été interpellé par l’un des salariés, visiblement très ému. L’homme, inquiet pour l’avenir d’une partie des salariés a enjoint le gouvernement à faire plus pour les salariés qui ne seraient pas maintenus dans l’entreprise, affirmant que le repreneur envisagé pouvait reprendre jusqu'à 180 emplois, au lieu des 120 envisagés par Alain Martineau, le PDG de GMD. 


Au bord des larmes, le salarié de GM&S s'en prend d'abord à Bruno Le Maire à qui il demande d'arrêter "de nous prendre pour des cons". Le ministre lui répond que s'il a fait ce déplacement, c'est parce qu'il a décidé "qu'on ne fermerait pas ce site". L'homme évoque enfin les intérimaires auxquels l'entreprise a recours, affirmant que l'entreprise pourrait "leur redonner le travail" de ces derniers.


Après ce face-à-face tendu, Bruno Le Maire s'est également entretenu avec l'épouse d'un salarié qui a 17 ans d'ancienneté et qui devrait toucher seulement 8300 euros d'indemnités au cas où il serait licencié.

Chaque salarié, on va s'en occuperBruno Le Maire

Pour les salariés qui seraient licenciés, Bruno Le Maire a annoncé une prime de formation qui passera de 2 500 euros à 5 000 euros, ainsi que des aides à la mobilité et 2000 euros d’aides pour la création d’entreprise. La survie de l’entreprise devrait notamment être assurée par 22 millions d’euros de commande de PSA et 15 millions d’euros d’investissements prévus pour de nouvelles machines.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter