Budget 2015 : un effort sur les dépenses, pas sur le déficit

Budget 2015 : un effort sur les dépenses, pas sur le déficit
ÉCONOMIE

FINANCES - Malgré plus de vingt milliards d'économies annoncées pour l'an prochain, le déficit public devrait rester stable en 2015.

Malgré les efforts d'économies, la réduction du déficit français patine. Mercredi, dans le cadre de la présentation du projet de loi de finances pour 2015, Michel Sapin a chiffré les efforts qui seront faits, et présenté les grands axes du budget de l'année prochaine, dans une interview donnée au Monde.

21 milliards d'euros d'économie

Au total, 21 milliards d'euros d'économies seront réalisés dès cette année, avec un objectif de 50 milliards sur trois ans. Parmi ceux-ci, 7,7 milliards sont demandés à l'Etat et à ses agents, la dotation aux collectivités locales devrait également baisser de 3,7 milliards. Par ailleurs, dans un effort supplémentaire pour réduire la dette de la France, qui a franchi fin juin le plafond symbolique de 2.000 milliards d'euros , le ministre des Finances a annoncé la cession d' "au moins quatre milliards d'euros d'actifs".

1200 fonctionnaires en moins

Par ailleurs, la fonction publique d'Etat sera relativement affectée par ces mesures. 1200 postes seront ainsi supprimés dans les différents ministères. Une baisse qui doit être relativisée, la fonction publique d'Etat employant au total 2,5 millions de personnes.

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Un déficit stable en 2015

Cet effort ne devrait toutefois pas permettre de réduire de manière significative le déficit du budget : selon le ministre des Finances, celui-ci s'établirait à 4,3 % l'an prochain, après 4,4 % cette année. Pire, le déficit structurel, qui ne prend pas en compte le remboursement de la dette, ne sera pas ramené à zéro en 2017, comme le gouvernement s'y était engagé. A la place, il devrait atteindre 0,4 % en 2019.

Croissance et inflation à l'avenant

"Le rythme de réduction des déficits est adapté à la situation", explique-t-on au gouvernement. En effet, la croissance quasi-inexistante et l'inflation au point mort compliquent la donne, réduisant les recettes et atténuant les efforts de rigueur engagés.

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