BUDGET : CADEAUX FISCAUX ET COUPES FRANCHES - Posez toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités !

BUDGET : CADEAUX FISCAUX ET COUPES FRANCHES - Posez toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités !

ECONOMIE
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POLITIQUE - Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités sur le thème du jour : les réformes fiscales prévues par le gouvernement. Ils vous répondent dès 18h10.

Alors que les estimations de croissance pour 2016 ont été récemment revues à la baisse à 1,1%, le gouvernement, par l’intermédiaire d’Édouard Philippe, promet dans un entretien aux Échos une forte hausse pour 2018 à 1,7%. À terme, cette croissance permettra de résorber selon les prévisions du Premier ministre près de deux points de déficit, passant ainsi de 3,4% en 2016 à 1,5% d’ici 2020. Pour doper la croissance française, le gouvernement parie sur les allègements de charges, qui devraient atteindre 11 milliards d’euros en 2018, soit 0,6 points de PIB. Cette « baisse de pression fiscale » représenterait sur l’ensemble du quinquennat 20 milliards d’euros, soit 1 point de PIB. Et ces allègements seront effectués grâce à quatre mesures. En premier lieu, l’exonération pour 80% des ménages de la taxe d’habitation, promesse de campagne du Président Macron, qui représente une baisse d’impôts de 3 milliards d’euros. Deuxième point, l’ISF sera remplacé par l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière). Appliqué dès 2018, cet impôt correspondra à un allègement de charges de 3 milliards d’euros. Troisièmement, une « flat tax » sur les revenus de l’épargne, une harmonisation visant l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique de 30% de ces revenus. Cette mesure constituera une baisse de 1,5 milliard d’euros. Enfin, une baisse de l’impôt sur les sociétés qui sera ramené à 25% d’ici 2022 (aujourd’hui à 33,33%). Pour Édouard Philippe cette baisse des prélèvements obligatoires provoquerait un  « effet de souffle fiscal ». Cependant certains relèvent un « creusement des inégalités » en conséquence de cette réforme. Ainsi l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Économiques) relève que 3 milliards sur les 11 prévus seront en faveur des 3000 foyers français les plus riches. Ainsi les ménages du dernier centile (le 1% des ménages les plus aisés) se verront attribuer un gain de pouvoir d’achat de 3,1% alors que les 9 premiers déciles (les 90% des ménages les moins aisés) n’auront qu’une hausse de 0,3% de pouvoir d’achat. Alors, est-ce une priorité de baisser les impôts alors que la France doit économiser 20 milliards d’euros en 2018 ? Qui sera concerné par ces baisses d’impôts ? Comment le gouvernement compte-t-il financer ces allègements de charges ? Est-il risqué de tabler sur une croissance de 1,7% en 2018 ? Et sur un déficit de 1,5% d’ici 2020 ?


Pour poser vos questions, rendez-vous sur le page Facebook de l'émission, ou sur Twitter, #24heuresenquestions ! 

Les invités :


Éric Heyer - Docteur en économie, directeur du département Analyse et Prévision de l'OFCE et enseignant à SciencesPo Paris


Jean-Marc Daniel - Économiste français, professeur d'économie à l'ESCP et auteur de nombreux ouvrages, dont « les impôts, histoire d’une folie française. 60 ans de matraquage fiscal » - Éditions Tallandier


Étienne Lefebvre - Rédacteur en Chef les Échos


Agnès Verdier-Molinié - Présidente Fondation IFRAP

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