Business : il est beaucoup moins facile de faire des affaires en France qu'en Nouvelle-Zélande

ÉCONOMIE

PALMARÈS – La France recule de deux rangs dans le classement "Doing Business" de la Banque mondiale, qui mesure les environnements facilitant le plus les affaires. Elle n'occupe désormais que la 29e place.

Les efforts de la France ont-ils été inutiles ? Dans la dernière édition du classement "Doing Business", publié par la Banque mondiale, sur les environnements facilitant les affaires, la France recule de deux rangs pour se classer 29e. Une contre-performance au vu des mesures prises ces dernières années en faveur des entreprises.

 

En tête de ce classement, la Nouvelle-Zélande devance cette année Singapour. Le Danemark complète le podium. Le premier pays de la zone euro est l’Estonie, qui se classe à la 12e place, quelques rangs devant l’Allemagne (17e). 

Le transfert de propriété en recul

Pour établir son classement, les experts de la Banque mondiale étudient toute une série d’indicateurs allant des créations d’entreprises aux obtentions de prêts, en passant par les échanges commerciaux transfrontaliers ou les transferts de propriétés. 

Par rapport à l'an dernier, la France a en fait perdu peu de points, signe de l’amélioration de l’environnement économique dans les pays qui l’ont dépassée. La baisse est néanmoins notable en ce qui concerne les transferts de propriétés (-2,06%). Qu’il s’agisse du délai pour enregistrer un titre de propriété (64 jours en France contre, par exemple, 3.5 dans un pays comme l'Islande) ou du coût de la transaction, ces deux critères sont largement au-dessus des moyennes de l’OCDE. 

La France au top des échanges transfrontaliers

A l’inverse, l'Hexagone progresse nettement en ce qui concerne l’obtention d’un permis de construire (+2,10%). En outre, la Banque salue la récente réforme des prud’hommes et l’élargissement des horaires d’ouverture des magasins la nuit et le dimanche. 

La France conserve surtout la 1ère place du classement consacré au critère du commerce transfrontalier. Elle n’a pas non plus à rougir des conditions de résolution des différends commerciaux, dont le délai est de 395 jours en moyenne, contre près de 500 en Allemagne. 

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