"Ça va mieux" : le chômage recule de nouveau en avril (-0,6%)

ÉCONOMIE

EMPLOI - Le taux de chômage a reculé de 0,6% en avril, soit la seconde baisse consécutive en deux mois. Une première depuis fin 2010.

Le taux de chômage a reculé en avril de 0,6%, selon les chiffres de pôle emploi communiqués ce mercredi. Il s'agit du second mois consécutif de baisse après les bons chiffres enregistrés en mars. Une première depuis fin 2010. De quoi donner du corps à la formule lancée il y a quelques semaines par François Hollande : "ça va mieux".

Le nombre de chômeurs s'est ainsi établi à 5,40 millions de personnes le mois dernier, en baisse de 57.100 demandeurs d'emploi, toutes catégories confondues. Sur la seule catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 19.900 personnes.   

En mars, l'indicateur de Pôle emploi a connu sa plus forte baisse depuis la crise, avec 60.000 chômeurs de moins (-1,7%) en métropole. Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a aussi diminué sur le trimestre, de 49.500 (-1,4%). Une embellie qui avait surtout profité aux jeunes (-2,7%). En avril, cette catégorie particulièrement touchée par le chômage a vu sa situation à nouveau s'améliorer avec 5200 jeunes demandeurs en moins inscrits en catégorie A (-1%).

L'inversion de la courbe se confirme

La baisse du nombre d’inscrits depuis le début de l’année, qui atteint près de 70 000 (-1,9 %) pour les demandeurs d’emploi sans activité, "s’explique par le dynamisme des créations d’emplois salariés observés ces derniers mois, porté par les mesures mises en place par le Gouvernement (Pacte de responsabilité, CICE, 330 000 aides Embauche PME)", commente ce mercredi la ministre du Travail Myriam El Khomri dans un communiqué.

EN SAVOIR + >>  Chômage : 60.000 demandeurs d'emploi de moins au mois de mars

Après la publication des chiffres de mars, cette dernière avait estimé que la fameuse inversion de la courbe du chômage était "en cours". Celle-ci semble en effet se confirmer, engageant un peu plus François Hollande à se positionner pour sa propre succession, lui qui a fait de cette inversion la condition sine qua non de sa candidature.

Un contexte tendu

Les bons chiffres d'avril interviennent néanmoins dans un contexte social tendu, à la veille d'une huitième journée de mobilisation nationale contre la loi Travail et alors que les points de blocage se multiplient dans le pays. Face à un mouvement qui s'est durci et au risque de paralysie du pays, le gouvernement s'est montré intransigeant mercredi et a recouru à des mesures exceptionnelles comme des ponctions dans les réserves stratégiques de carburant et des interventions musclées pour débloquer des dépôts.

"La CGT ne fait pas la loi dans le pays", a lancé à l'Assemblée nationale le Premier ministre Manuel Valls au sujet des blocages organisés par la centrale syndicale pour protester contre le projet de loi, dont il a assuré qu'il n'y aurait pas de "retrait".

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