Carrefour : les actionnaires se réunissent sur fond de polémique concernant la rémunérations des dirigeants

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ECONOMIE - L'assemblée des actionnaires du groupe de grande distribution se déroule ce vendredi à Aubervilliers. Devant leurs fenêtres : des dizaines de salariés, échaudés par les annonces de suppressions de postes au moment où les primes mirobolantes sont accordées aux dirigeants de l'entreprise.

Une assemblée générale houleuse pour la direction de Carrefour. Les actionnaires du groupe de grande distribution se réunissent ce vendredi à Aubervilliers, avec à l'ordre du jour l'épineuse question de la rémunération de ses patrons. En particulier celle de l'ancien PDG, qui devrait toucher environ 17 millions d'euros assorti d'une retraite annuelle de 517.000 euros. Des sommes indécentes pour de nombreux salariés du groupe, à l'heure où celui-ci a supprimé des milliers d'emplois et s'est séparé de dizaines de magasins.


Pour faire entendre leur voix, des dizaines de salariés se sont rassemblés devant le batiment. Une manifestation à l'appel des syndicats, notamment la CFDT. Celle-ci a adressé un courrier la semaine dernière aux actionnaires, les appelants à s'opposer à des résolutions "en contradiction avec les efforts demandés aux salariés". Dans le détail, ils rappellent que Carrefour a annoncé en janvier un "plan social sans précédent", avec plusieurs milliers d'emplois supprimés en France. 

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Carrefour : la prime de trop

Des centaines de postes supprimés

Or, au même moment, ils apprenaient le montant de la rémunération de l'ancien Pdg, Georges Plassat : celui qui a quitté la tête de Carrefour en juillet dernier a perçu 13,17 millions d'euros en 2017.  Les actionnaires sont en outre appelés à approuver une rémunération variable de près de 900.000 euros pour l'exercice 2017 et une retraite chapeau portée de 450.000 à quelque 517.000 euros par an, selon l'avis de convocation. 


Pour les syndicats, la pilule passe mal. Car ces derniers mois, des centaines d'emplois ont été supprimés. Le rideau est ainsi tombé pour les ex-magasins Dia, qui appartiennent à Carrefour. Annoncé fin janvier, le plan de restructuration de la filiale proximité du géant de la distribution s'est soldé par 1.800 suppressions de postes, pour seulement 89 reclassements. Au total, 273 magasins ont fermé, 79 vont passer en location-gérance. En outre, 2 400 emplois ont été supprimés au siège via un plan de départ volontaire.

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