Chantiers navals STX de Saint-Nazaire : le constructeur italien Fincantieri retenu par la justice sud-coréenne

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BUONGIORNO - La justice sud-coréenne a finalement retenu ce mardi le constructeur naval Fincantieri comme le candidat préféré à la reprise du chantier naval STX de Saint-Nazaire.

Le constructeur naval Fincantieri a été retenu mardi 3 janvier comme "candidat préféré" à la reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. "Le tribunal est parvenu à une décision cette après-midi", a déclaré le juge Choi Ung-Young, porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul (Corée-du-Sud), sans faire plus de commentaires.  Une annonce qu'on n'attendait plus ce mardi puisque, plus tôt dans la journée, la justice sud-coréenne avait annoncé qu'elle reportait sa décision. 

La semaine dernière, la justice coréenne confirmait que Fincantieri était le seul candidat à avoir présenté une offre de reprise pour le chantier. Le tribunal devait avoir un retour du cabinet Samil PricewaterhouseCooper en charge de la vente, avant de pouvoir le valider. "Tant que la requête n'est pas soumise, l'identité du candidat préféré ne peut-être dévoilée", avait expliqué Choi Ung-Young. Le cabinet Samil PricewaterhouseCooper a finalement rendu sa décision avec un peu de retard. 

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Des chantiers navals en pleine forme

Le groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding, actionnaire majoritaire du chantier de Saint-Nazaire, se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne. Il a officiellement été mis en vente en octobre par la justice sud-coréenne. Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l'Etat français, sont sa seule filiale rentable.  Ils avaient été revendus au sud-coréen STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l'avait racheté en 2006 à Alstom. Contrairement à sa maison mère, STX France est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli.

STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4000 milliards de wons (3,2 milliards d'euros) pour l'aider à faire face à ses échéances. Mais cela n'a pas suffi à remettre l'entreprise à flot et son endettement total atteignait 7300 milliards de wons (5,8 milliards d'euros) en juin.

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