Chèque carburant : en quoi pourrait consister cette mesure contre la hausse des prix ?

Pour faire face à la hausse des prix de l'essence et du gazole, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s'est dit favorable à la création d'un chèque carburant. Mais sa mise en pratique n'est pas si simple. Explications.

AIDE PUBLIQUE - Le gouvernement assure ce lundi à LCI que "le chèque carburant est l'option privilégiée par le gouvernement" pour faire face à la flambée des prix à la pompe. Cette option, qui demande encore "du travail" pour être mise au point, est préférée à une baisse des taxes. Voici à quoi pourrait ressembler le dispositif.

Après le chèque énergie, un chèque carburant ? C'est en tout cas "l'option privilégiée du gouvernement" pour faire face à la flambée des prix à la pompe, indique ce lundi le ministère de l'Économie à LCI. Néanmoins, "il reste du travail à faire" pour mettre au point cette mesure, a souligné le patron de Bercy Bruno Le Maire, invité dans la matinée sur Europe 1. 

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Déjà mise en place dans les Hauts-de-France ou encore à Castres, on vous détaille ici à quoi pourrait ressembler cette aide et qui pourrait en bénéficier. 

"Ne laisser personne dans le désarroi"

Dans les Hauts-de-France, cette mesure existe depuis 2016. La région propose ainsi 20 euros par mois aux salariés qui gagnent jusqu’à deux fois le Smic et qui travaillent à plus de 20 kilomètres de chez eux. Les travailleurs intérimaires en bénéficient s'ils travaillent plus d'un mois au même endroit tout comme les apprentis peuvent également la solliciter, mais pour un montant inférieur, estimé à 15 euros. 

À Castres, dans le Tarn, le montant de l'aide est de 40 euros par mois et existe, elle, depuis 2008. Les bénéficiaires ne peuvent cependant pas gagner plus de 967 euros par mois. Selon l'assistante sociale au CCAS de la ville, cette aide était nécessaire afin de "pallier les difficultés de certains à pouvoir reprendre un emploi et surtout à le maintenir". Dans les Hauts-de-France, l'aide est justifiée pour "soutenir les personnes qui travaillent ou qui reprennent un travail et qui n'ont pas accès aux transports en commun"

Mais pour mettre en place cette mesure au niveau national, la question du public visé se pose, un chèque carburant étant beaucoup plus difficile à flécher. Emmanuel Macron a ainsi déclaré jeudi que le gouvernement ne laisserait "personne dans le désarroi".

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Les plus modestes seraient donc bénéficiaires. Pour autant, le gouvernement ne veut pas non plus oublier les professionnels et les habitants des périphéries et des communes rurales n’ayant d’autre choix que d’utiliser leur voiture, comme a pu le résumer Matignon au Monde.

De plus, le ministre de l'Économie a rappelé que l'enjeu était surtout "que ça puisse arriver le plus rapidement possible vers les Français" qui en ont besoin. Dans les Hauts-de-France cependant, il faut compter près de trois mois d’attente minimum entre la demande et le versement de cette aide financière.

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