Couche-Tard et Carrefour renoncent à leur "rapprochement amical"

Couche-Tard et Carrefour renoncent à leur "rapprochement amical"

GRANDE DISTRIBUTION - Après le veto du gouvernement français, les deux groupes canadien et français ont annoncé samedi 16 janvier qu'ils interrompaient les discussions pour leur rapprochement, tout en annonçant plusieurs points de discussions pour coopérer davantage.

"On ne cède pas l'un des plus grands distributeurs français". Le veto exprimé par Bruno Le Maire, vendredi 15 janvier, semble avoir eu l'effet escompté. Discutée depuis quelques jours, le rapprochement entre le français Carrefour et le canadien Couche-Tard, qui proposait 16 milliards pour entrer au capital du premier, restera lettre morte, ont annoncé les deux groupes, samedi 16 janvier. 

Pas de rapprochement mais une "coopération"

Les deux géants ont toutefois annoncé avoir "décidé de prolonger leurs discussions pour examiner des opportunités de partenariats opérationnels". Parmi les domaines de coopération couverts, "le partage de bonnes pratiques dans la distribution de carburant", "le développement d'achats en commun", le "partage d'expertise et le lancement d'innovations pour améliorer l'expérience client", ou encore "l'optimisation de la distribution de produits sur les géographies communes aux deux groupes".

Les PDG des deux groupes, Alexandre Bompard pour Carrefour, et Brian Hannasch pour Couche-Tard, ont rivalisé d'enthousiasme devant la révision imposée de leurs plans. "Construire des partenariats innovants est un point clef de la stratégie de transformation de Carrefour", déclare le Français, quand son homologue canadien assure que ces synergies à venir favoriseront "l'ambition de devenir un leader mondial de la grande distribution".

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Les deux groupes avaient communiqué en milieu de semaine sur des discussions en vue d'un "rapprochement amical", face auquel le gouvernement français a immédiatement opposé un veto au nom de "la sécurité alimentaire". Une prise de position d'autant plus dissuasive que le gouvernement a le pouvoir de bloquer les opérations de rachat dans l'industrie agroalimentaire, via la réglementation sur le contrôle des investissements étrangers. 

L'argument avait été modérément apprécié du côté du gouvernement fédéral canadien. "On peut soutenir qu'il est possible politiquement de décider de ne pas autoriser que le principal employeur du pays passe entre des mains étrangères. Mais on ne peut pas accuser une entreprise canadienne de premier plan comme Couche-Tard de mettre en danger la souveraineté alimentaire de tout un pays".

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