"C'est inacceptable" : la colère des discothèques, privées de déconfinement

Discothèques : privées de déconfinement

DISCOTHÈQUES - La nouvelle est tombée ce jeudi 28 avril, les discothèques ne rouvriront pas cet été, période clé pour leur chiffre d'affaires. Le président du syndicat national de la profession se sent ostracisé et ne comprend pas la cohérence des décisions prises.

Pour eux , c'est la douche froide. Et l'écoeurement. Les patrons de discothèques sont les grands exclus du déconfinement, annoncé par Emmanuel Macron en 4 étapes à partir du 3 mai. "Nous sommes ostracisés", dénonce Patrick Malvaës,  président du SNDLL, le Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs. Après l'annonce du maintien de la fermeture des discothèques par l'Élysée, il a répondu aux questions de LCI.fr.

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Quelle est votre réaction après l'annonce du maintien de la fermeture des discothèques ?

Patrick Malvaës - On n'est pas surpris, les discothèques on est ostracisé, c'est le seul commerce qui est fermé depuis quatorze mois et qui n'a aucune responsabilité dans les 2è, 3è, 4è vagues qui sont survenues et celles qui suivront. On autorise les rassemblements de plus de 1000 personnes, mais pas les discothèques à ouvrir en extérieur. Je ne comprends pas, il faut m'expliquer la cohérence. Il y a un ostracisme, c'est comme ça… Tout le monde - les bars, les restaurants, les centres de vacances ... etc - a fait discothèque en 2020, sauf nous. Et en septembre, on nous a dit qu'on ne pouvait pas ouvrir donc cet été si on n'ouvre pas, ça va très mal se passer, et on va s'en prendre aux événements en extérieur. C'est parfaitement inacceptable que ce ne soit pas la même règle du jeu pour tout le monde. Nous dire que les copains de Bachelot vont rouvrir et pas nous, ce n'est pas normal.

Qu'attendez-vous du gouvernement ?

Il nous faut des perspectives, beaucoup d'exploitants sont en dehors des clous et n'ont pas encore les aides pour des raisons administratives, notamment à Paris. Ostracisme et été meurtrier, ça, je ne peux pas l'admettre… Et qu'il y ait encore des gens au bord du chemin, alors qu'on a négocié avec les ministres Agnès Pannier-Runacher (en charge de l'industrie, NDLR) et Alain Griset (en charge des PME, NDLR) … là, on ne nous accompagne pas.

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Quelle est la situation des discothèques en France ?

Il y a 1648 discothèques en France. Il y en a 131 qui ont déposé le bilan, 150 dont les trois-quarts vont passer en liquidation judiciaire, et 148 qui ont décidé d'arrêter leur activité. Le drame là-dedans, ce sont les exploitants qui ne sont pas éligibles aux aides sociales [comme les patrons de restaurants, NDLR], alors qu'ils ont des familles à faire vivre et ont dû hypothéquer leurs biens et leurs maisons, ce n'est pas normal que ce ne soit pas pris en compte, la règle n'est pas la même pour tout le monde, c'est n'importe quoi. 

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Êtes-vous prêt à rouvrir avec un protocole strict comme à New York ou en Israël ?

Oui, nous sommes prêts à le faire, avec des masques, du gel et peu de monde. On a proposé un protocole strict, et même un plan Marshall de 14 pages (disponible sur le site du SNDLL), on attend toujours la réponse.

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