Covid-19 : la crise sanitaire provoque le boom de la restauration rapide, de la livraison et du drive

Covid-19 : la crise sanitaire provoque le boom de la restauration rapide, de la livraison et du drive

TENDANCE - La crise sanitaire a rebattu les cartes de la restauration. Selon une étude de NDP Group, la restauration rapide, la livraison et le drive ont largement progressé en 2020, soutenus par la fermeture des restaurants et des bars.

La crise sanitaire du Covid a poussé les Français à radicalement changer bon nombres d'habitudes. Y compris celles liées à leur alimentation. Alors que les bars et restaurants sont fermés depuis de nombreux mois, la vente à emporter, le drive et la restauration rapide ont nettement tiré leur épingle du jeu et permis de "limiter les dégâts", rapporte une étude de NPD Group. L'activité de la restauration, qui en 2019 représentait 57 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France, est tombée à 35,6 milliards d'euros, avec une chute de fréquentation évaluée à 35%.

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La restauration rapide, seul secteur à avoir progressé en 2020

Parmi les premiers bénéficiaires de cette crise, la restauration rapide. Alors que le service de vente à emporter était déjà bien en place avant la crise, le secteur n'a perdu qu'un quart de ses ventes et de ses visites, quand la restauration à table en perdait la moitié. Il a de ce fait vu croître sa fréquentation, en attirant 43% des visites de consommateurs, contre 36% l'année précédente. Il est le seul à avoir progressé en 2020, gagnant ces 7 points de part de marché "au détriment de la restauration à table, des cantines d'entreprise et de la restauration de loisirs et de transports".

Les livraisons et le drive bondissent de 25%

D'autres secteurs, qui n'avaient pas forcément recours auparavant à la vente à emporter ou au drive, ont de leur côté progressé sur le sujet. Ainsi, la crise sanitaire, estime NDP Group, a été rien de moins qu'un "coup d'accélérateur" à la vente à emporter, qui "a doublé ses parts de marché". Si elle représentait 15% de la restauration à table en 2019, elle est passée à 30% en 2020, ce qui a permis "à de nombreux établissements de limiter leurs pertes", indique à l'AFP Maria Bertoch, experte du secteur chez The NPD Group. Preuve en est : tandis que le nombre global de visites s'était effondré de 71% lors du premier confinement, il n'était plus en recul que de 43% en novembre et décembre avec, tous univers confondus, un bond de 25% des commandes livrées et en drive.

Le déjeuner, repas de plus en plus livré

La temporalité de ces commandes a également été bouleversée. Quand, avant la crise, la majeure partie des livraisons à domicile se faisaient le soir, la part du déjeuner a largement progressé, notamment du fait de la fermeture de nombreux restaurants d'entreprises. Il a ainsi représenté près du tiers des commandes lors du deuxième confinement, contre seulement un cinquième en novembre et décembre 2019, rapporte Les Echos, qui dévoile cette enquête ce mardi.

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2021, une année similaire ?

En 2021, le NDP Group prévoit la poursuite du développement de la restauration rapide, à emporter, et de la livraison, alors que le télétravail sera toujours légion. "Mais 2022 sera la revanche de la restauration à table. Les gens ont soif de retour à la normale. Cela devrait déjà se traduire dès l'été 2021 par une bouffée d'oxygène pour elle, avec les possibilités offertes par les terrasses", confie à nos confrères Maria Bertoch.

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