L'addition du "quoiqu'il en coûte" s'élève à 240 milliards d'euros, selon Bruno Le Maire

On en sait un peu plus sur la fin du "quoi qu'il en coûte" pour soutenir notre économie. Vers quelles aides sur-mesure allons-nous nous diriger ?

DETTE - Les mesures de soutien pour aider les entreprises à surmonter la crise du Covid-19 se sont élevées à 240 milliards d'euros depuis mars 2020. Certains secteurs réclament un prolongement des aides, alors que la mesure a pris fin mercredi.

C'est une facture très salée pour le gouvernement. Les mesures de soutien pour aider les entreprises à surmonter la crise du Covid-19 se sont élevées à 240 milliards d'euros depuis mars 2020, dont un tiers de subventions et deux tiers de prêts, a indiqué lundi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

L'argent donné "aux entreprises ou aux salariés pour protéger le pouvoir d'achat, c'est 80 milliards d'euros", a déclaré le ministre sur France Inter ce matin. 

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685.000 prêts ont été garantis par l'État

"À cela s'ajoute des prêts, mais c'est des prêts, ça n'a rien à voir, économiquement, avec des subventions, de l'ordre de 160 milliards d'euros, les prêts garantis par l'État, plus d'autres formes de prêt", a ajouté Bruno Le Maire. Il rappelle également que le Fonds de solidarité a coûté environ 35 milliards d'euros, tout comme la prise en charge par l'État de l'activité partielle, tandis que les exonérations de charges se sont élevées à 10 milliards d'euros.

Depuis le début de la crise sanitaire, plus de 685.000 de prêts garantis par l'État (PGE) ont été accordés pour un montant de 139,3 milliards d'euros, selon le ministère de l'Économie. 

Des aides au cas par cas désormais

Les secteurs toujours affectés par la crise sanitaire sont reçus ce lundi à Bercy qui veut passer au "sur-mesure" après la fin des aides d'urgence mardi, que de nombreux professionnels voudraient prolonger. Sont concernés ce matin les représentants du commerce, du tourisme et de l'évènementiel. Ils seront suivis cet après-midi par les représentants de la culture. 

Les syndicats des cafés, restaurants, hôtels et discothèques ont affirmé vendredi que leur activité estivale avait reculé de 20% par rapport l'été 2019, et réclament une prolongation des aides. Selon eux, la mise en place du pass sanitaire le 9 août a provoqué une baisse d'activité chez 80% des cafetiers et restaurateurs.

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"Nous sommes prêts à aider les secteurs qui en ont véritablement besoin, avec un dispositif forcément transitoire, très sectoriel", mais il faut regarder quelle est la réalité des pertes par rapport à ce qui est dit", a résumé dimanche sur Radio J le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

Les aides pourraient donc être affinées au regard de l'activité de chaque secteur et des disparités régionales. 

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