Pass sanitaire : le Medef demande un report au 30 septembre pour les salariés

Le président de l'association patronale française (Medef), Geoffroy Roux de Bezieux, arrive pour une réunion avec les syndicats et le président français, à l'Elysée à Paris le 6 juillet 2021.

CRISE SANITAIRE - Ce jeudi, Geoffroy Roux de Bézieux a demandé le report de l'extension du précieux sésame au 30 septembre pour les salariés des établissements afin de ne pas freiner la reprise.

Du temps, c'est ce que demande le patron du Medef. Geoffroy Roux de Bézieux a réclamé jeudi le report au 30 septembre, au lieu du 30 août, de la nécessité de présenter un pass sanitaire pour les salariés des établissements recevant du public concernés par cette obligation." C’est un énorme handicap pour la reprise. Vous aurez, d'un côté, des entreprises qui se retrouvent avec des employés suspendus, parce que non vaccinés, et de l'autre une difficulté à embaucher. Nous souhaitons donc reporter ce délai au 30 septembre", a-t-il déclaré dans un entretien au Parisien

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Le projet de loi du gouvernement élargissant le pass sanitaire a été voté par l'Assemblée dans la nuit de jeudi à vendredi dans un débat tendu et serré avec les députés qui s'opposent à certaines mesures proposées par le gouvernement. Si le président du Medef soutient lui globalement le texte, qui constitue "un effort collectif dosé avec subtilité", estimant que "tout est préférable à un confinement", le quinquagénaire émet quelques réserves. 

En effet, Geoffroy Roux de Bézieux s'inquiète de certaines mesures, en particulier la suspension ou même le licenciement d'un salarié qui ne remplirait pas son obligation de pass sanitaire."Je pense qu'un employeur qui a déjà du mal à recruter ne licenciera pas. Mais, s'il y a des licenciements, nous demandons que les indemnités soient à la charge de l’État et non de l'employeur", a demandé le dirigeant d'entreprise, comme d'autres organisations patronales et professionnelles avant lui.

Il faut arrêter le quoi qu’il en coûte- Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef

Il craint aussi que certains secteurs, comme la restauration, aient "du mal à recruter" si les chefs d'entreprises ne peuvent embaucher que des personnes vaccinées. C'est pour cela que le patron du Medef propose donc "de laisser, au minimum, un mois de délai durant lequel un employeur peut embaucher un candidat non vacciné, avec une condition suspensive dans le contrat si la personne ne remplit pas son engagement à se faire vacciner".

Par ailleurs, Geoffroy Roux de Bézieux s'oppose à l'obligation de pass sanitaire pour entrer dans les centres commerciaux. "Le risque est de créer des files d’attente énormes pour les clients. L'autre problématique concerne les intervenants extérieurs. C'est déjà difficile de contrôler ses salariés, alors imaginez pour les livreurs et les représentants commerciaux qui passent occasionnellement !", s'est-il inquiété. 

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Reprenant la formule désormais célèbre du président Emmanuel Macron, le boss du Medef a déclaré : "Il faut arrêter le quoi qu’il en coûte qui est en passe de devenir le quoi qu’il en coûtisme." Toujours dans les colonnes du Parisien, il a affirmé qu'il ne fallait pas continuer les aides de l'Etat :" c’est-à-dire qu’à chaque fois qu’il y a un problème, je lève la main pour obtenir l’aide de l’État. Nous ne sommes pas entrepreneurs pour être aidés par l’État." Cependant, Geoffroy Roux de Bézieux nuance tout de même ses propos concernant les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire. "Il ne faudra pas non plus être radical dans cet arrêt, notamment pour l’hôtellerie où l’activité n’est pas repartie."

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