Carburants : pourquoi les prix flambent (et vont encore grimper)

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MONEY - Le prix du gazole et de l'essence est au plus haut depuis 4 ans. Le relèvement de certaines taxes et le contexte géopolitique expliquent cette flambée à la pompe dans les stations-essence depuis quelques semaines.

Les semaines se suivent et se ressemblent aux stations-service. Si vous êtes automobilistes, vous l’avez forcement remarqué, les prix des carburants ne cessent d’augmenter. Cette semaine, le litre de gazole avoisine les 1,40 euro en moyenne, soit une hausse de presque un centime. 


Le litre d'essence sans plomb 95 (SP95) atteint 1,49 euro, soit une progression de 0,64 centime. Celui du sans plomb contenant de l'éthanol (SP95-E10) vaut 1,47 euro, en hausse de 0,65 centime. Enfin, le sans plomb 98 (SP98) coûte en moyenne 1,55 euro le litre, soit une augmentation de 0,64 centime.


Ces hausses s’expliquent par plusieurs raisons. Tout d’abord au niveau national, le relèvement de certaines des taxes contribue à cette flambée. En janvier, la Contribution Climat Energie ainsi que la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétique) ont augmenté, en particulier sur le gazole afin d’aligner sa fiscalité sur celle de l'essence d'ici à 2021. Le litre a ainsi pris entre 8 et 12 centimes en fonction du carburant acheté. 

Un contexte géopolitique qui pèse lourdement

Mais c’est surtout le contexte géopolitique (situation au Venezuela et au Yémen, conflit syrien et désaccord entre occidentaux sur l’Iran) qui pèse sur le cours du baril de pétrole. Celui-ci coûte désormais 67 dollars environ. Selon des prévisionnistes, ces hausses devraient se poursuivre, en particulier si l'Iran est de nouveau empêché d'exporter son pétrole après la sortie éventuelle des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien qui, si elle intervient, arrivera le 12 mai.


Par ailleurs, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires se sont réunis vendredi 20 avril pour discuter de leur accord de limitation de la production destiné à faire remonter les prix du brut. Cet accord, en place depuis 2017, doit en principe s'achever fin 2018, mais les marchés attendent de voir s'il sera à nouveau renouvelé lors de la prochaine réunion officielle de ses participants, en juin à Vienne.

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