Emmanuel Macron veut réduire les charges sur la fiche de paie, mais les salariés y gagneraient-ils vraiment ?

Emmanuel  Macron veut réduire les charges sur la fiche de paie, mais les salariés y gagneraient-ils vraiment ?

FISCALITÉ – Candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron propose de supprimer les cotisations d’assurance chômage et maladie versées par le salarié. Une mesure dont les coûts et les bénéfices sur la fiche de paie ne sont pas évidents.

Emmanuel Macron, continuant de distiller les éléments de son programme, se pose en défenseur du pouvoir d'achat. L’ancien ministre de l’Economie, parti en solo à la conquête de l’Elysée, veut "supprimer les cotisations maladie et les cotisations chômage que paie le salarié", a-t-il annoncé ce jeudi sur BFMTV et RMC. Une mesure choc qui se traduirait, selon lui, par un gain net "d’au moins 500 euros"par an "pour un couple qui est au Smic aujourd'hui". 

A raison d’une cotisation de sécurité sociale de 0,75% pour la branche maladie et de 2,40% pour l’assurance chômage, le gain mensuel pour un salarié au smic (1 129,29 euros nets par mois actuellement) serait en effet d’une quarantaine d’euros. Un plus, mais sans doute pas un choc fiscal. D’autant qu’Emmanuel Macron entend financer le manque de recettes pour le système de protection sociale par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour tous, hormis les petites retraites. Une hausse de cet impôt que l’ancien ministre se garde bien de chiffrer. 

Hausse de la CSG : une quinzaine d'euros de moins par mois

Si la part des cotisations salariales dans les recettes de l’assurance chômage et de la branche maladie de la sécurité sociale sont nettement en deçà de la contribution de la part employeur, le report sur la CSG serait conséquent, soit une quinzaine de milliards d’euros, estime La Tribune. La CSG devrait ainsi augmenter de plus d’un point de pourcentage pour combler les pertes de recettes, soit une quinzaine d’euros de moins par mois sur la fiche de paie du salarié au smic.

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    En transférant des cotisations jusqu'ici uniquement payées par les salariés à un impôt à l'assiette large comme la CSG -  aujourd'hui fixée à 7.5% sur les revenus d’activité, son taux variant selon la nature des revenus -, il y aurait des gagnants mais aussi forcément des perdants. 

    Difficile néanmoins de chiffrer avec exactitude le coût et les avantages d’une telle mesure sans connaître, par exemple, le  projet du candidat à la présidentielle au sujet d’un régime d’assurance chômage cumulant un déficit de plus de 4 milliards d’euros. Et ce, alors même que l’une de ses récentes propositions consiste, par souci de flexibilité, à verser une indemnité aux salariés qui démissionnent de leur entreprise. 

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