Grève à Aéroports de Paris : accord trouvé avec la CFE-CGC et l'Unsa, pas la CGT

Mouvement de grève à Roissy-Charles-de-Gaulle, le 2 juillet 2021.

SOCIAL - La direction a annoncé ce mardi avoir trouvé un accord avec deux syndicats concernant le mouvement de grève en cours au sein du groupe, qui gère les aéroports de Roissy et Orly. La CGT ajoute n'avoir "pas signé" le texte.

Après plusieurs jours d’une mobilisation qui maintenait sous pression les départs estivaux en vacances, la direction du groupe ADP, ex-Aéroports de Paris, a indiqué avoir signé mardi 13 juillet un accord de fin de conflit avec les syndicats CFE-CGC et Unsa. Autre syndicat représentatif du groupe, la CGT "n’a pas signé" le texte et maintient un préavis de grève pour vendredi, a détaillé son délégué Frédéric Lecocq.

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Le rapport de force portait sur un projet de baisse des rémunérations au sein de l’entreprise, qui gère notamment Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly. Les organisations syndicales appelaient à la mobilisation en juin et en juillet, demandant le retrait du plan d’adaptation des contrats de travail (PACT) qui prévoit une diminution des salaires et une suppression de primes. Un aménagement jugé nécessaire par la direction : elle met en avant les économies réalisées alors que l’activité aérienne a été minée par la pandémie de Covid-19.

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Si "protocole de fin de grève ne satisfera pas toutes [ses] demandes", l’UNSA met en exergue des avancées. "Il permettra la limitation de la modération salariale et annulera la clause de mobilité géographique prévue dans le projet PACT, entre autres", a ainsi souligné Laurent Garssine, son secrétaire général chez ADP.

"Garanties"

Du côté de la direction, on évoque un "accord majoritaire", "équilibré" et "fondé sur des concessions mutuelles". Le texte offre ainsi des "garanties sur l'encadrement des baisses de rémunération et leur limitation dans le temps" et inclut "la renonciation à la clause de mobilité géographique", a détaillé Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe.

Selon ce dernier, cet "encadrement" assure aux salariés "qu'ils ne perdront pas plus de 5% en 2021 [et] en 2022", puis pas plus de "4% en 2023", avec "garantie de retrouver leur rémunération de 2019 au plus tard en 2024, sans condition". Un rétablissement qui pourrait intervenir avant si "le niveau de 2019" en termes de trafics se rétablissait plus tôt.

Retards

Le mouvement de grève initié contre le projet PACT a connu un apogée, le 2 juillet, les vols enregistrant des retards d’une heure en moyenne à Roissy et quinze minutes à Orly. Vendredi, plusieurs responsables syndicaux ont été interpellés à Orly lors d’une manifestation. Ils avaient ensuite été relâchés, sans que la mobilisation ait eu un impact majeur sur la circulation - tout comme le lendemain.

En décembre, la direction d’ADP avait déjà signé avec les trois syndicats représentatifs un accord de rupture conventionnelle collective (RCC). Il prévoit le départ de 1.150 salariés en 2021, dont 700 ne seront pas remplacés. 

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