Il va construire un nouveau centre à Amiens : Amazon multiple les investissements en France

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COMMERCE – Amazon, le géant de l’e-commerce, ouvrira l’an prochain un nouveau site de distribution près d'Amiens. A la clé : 500 emplois en trois ans. Le groupe confirme ainsi son ambition en Europe, et plus spécifiquement en France.

Le géant de la distribution en ligne Amazon ne cesse de s’étendre en France. Mardi, le groupe américain a annoncé l’ouverture en septembre 2017 de son 5e et plus grand centre de distribution dans l’Hexagone. Le site de 107.000 m2 va être construit à Boves (Somme), près d’Amiens. "Son ouverture entraînera la création de 500 emplois en CDI dans les trois ans après l'ouverture", a précisé à l'AFP Ronan Bolé, directeur des opérations d'Amazon en France. Pour Amazon, Boves présente l’avantage d’être "au cœur de son réseau européen", rapporte Le Figaro. 


Un bonne nouvelle pour l’emploi en général et pour le département en particulier, où le taux de chômage atteignait 12% au 1er trimestre 2016, contre 10,2% sur l’ensemble du territoire.  Au niveau national, le groupe de Jeff Bezos, à l’appétit glouton, a déjà investi 1,5 milliard d’euros depuis 2010. Il y disposera fin 2016 de 4000 personnes, soit un tiers d’effectifs supplémentaires que début 2015. Des chiffres qui ne prennent pas en compte les annonces récentes, dont l’ouverture également l’an prochain de son premier Data center (site de stockage de données) en France, le 4e en Europe pour la firme de Seattle. 

Pointé du doigt pour son manque de transparence fiscale ces dernières années, aux côtés d’autres géants américains comme Apple ou Facebook, Amazon a revu l’an dernier sa politique fiscale en annonçant qu’il allait désormais déclarer ses revenus  au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie et en France. Ces revenus européens étaient jusqu’alors centralisés au Luxembourg. Sur ce point, la société est d'ailleurs dans le collimateur de la tenace commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, pour des avantages fiscaux indus que le Luxembourg lui aurait accordés ces dernières années. 

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Ce rapatriement fiscal et son développement sur le territoire français trahissent, si on en doutait encore, l’ambition toujours dévorante d’Amazon. L'entreprise s’attaque ainsi désormais au secteur de la haute couture, toujours réticent à vendre sur la plateforme américaine, ou celui des produits frais. 

L’expansion de la référence de l’e-commerce bouscule également le secteur de la distribution, notamment en proposant des solutions de livraison toujours plus rapide. Face à cette concurrence agressive, les enseignes traditionnelles sont forcées de revoir leurs offres, abaissant à leur tour leurs délais de livraison bien souvent en-dessous de 24 heures ou en déclinant le principe du "Drive" développé par les hypermarchés. C'est ce qu'a fait récemment Darty avec sa formule "click and collect" qui permet de récupérer un article dont la commande a été passée en ligne une heure plus tôt.

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