"La privatisation ? Même pas en rêve", assure le patron de la SNCF Guillaume Pépy

"La privatisation ? Même pas en rêve", assure le patron de la SNCF Guillaume Pépy
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DIPLOMATIE - Invité de France Info mardi 20 février, le patron de la SNCF a voulu rassurer les syndicats et les salariés de la SNCF sur l'avenir immédiat de la compagnie, alors que le Spinetta, sorti jeudi 15 février, continue de faire des vagues.

Quelques jours après la publication du rapport Spinetta, très fraîchement reçu par les salariés de la SNCF, et au lendemain d'un début de négociations non moins frais en vue de la réforme du rail, Guillaume Pépy s'est exprimé au micro de France Info, mardi 20 février. Devant les crispations, le patron de la compagnie ferroviaire a tenté d'apaiser le dialogue, alors que la CGT de Philippe Martinez a notamment appelé à manifester contre le projet, le 22 mars.


D'abord du côté des syndicats, en assurant que non, au grand jamais, il n'était pas question de privatiser la SNCF : "Même pas en rêve, ça n'a rien à voir. La proposition de Spinetta, c'est qu'on devienne une société nationale, et une société nationale, elle ne peut pas être privatisée."

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SNCF : que prévoit le rapport Spinetta ?

Autre élément sur lequel Guillaume Pépy était attendu : le statut de cheminot, que syndicats et opposition jugent attaqués dans le rapport écrit par l'ancien patron d'Air France. Loin d'être remis en cause - "c'est juste faux" - le statut de cheminot n'est pas en danger aux yeux du boss du chemin de fer français... en tout cas, pour ceux qui en bénéficient actuellement. En revanche, concède-t-il, la question du recrutement sous statut des prochains salariés de la SNCF se pose bel et bien : "Je n'ai pas d'opinion personnelle, ce n'est pas ma responsabilité".


Et de militer pour une approche par la concertation, telle que celle prônée par Edouard Philippe et Elisabeth Borne. "Plus il y a d'explication, moins il y a de tensions. Le sens des choses, c'est pas de mettre moins d'argent mais 'mieux d'argent' et de faire en sorte que les Français aiment mieux leur chemin de fer." Alors que les syndicalistes sont soit "sur leur garde" (Unsa), "capables de montrer les muscles" (CFDT) ou ne voient pas "la bataille gagnée d'avance pour le gouvernement", Guillaume Pépy, lui, ne s'est pas montré convaincu de la prochaine émergence d'un grand mouvement social au printemps.

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