La règle des 3% de déficit budgétaire ne plaît pas aux partis politiques français

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L’objectif des 3% de déficit budgétaire imposés aux Etats membres de l’Union européenne par le Traité de Maastricht ne plaît à aucun parti politique français. Pourtant, le gouvernement tente de s’y tenir.

De l'extrême-droite à l'extrême-gauche, en passant par la droite, le centre et la gauche, tout le monde néglige la règle des 3% de déficit budgétaire par rapport au PIB. D’ailleurs, tous les programmes des candidats à la présidentielle le confirment. 


Pourtant Michel Sapin, le Ministre des finances a présenté un projet de budget pour l'an prochain avec un déficit de 2,7% et il a garanti que l'objectif serait tenu. Cela montre qu’il accorde du crédit à cette règle. Mais le problème, c'est qu'en dehors du gouvernement, personne n'y croit, et surtout pas le Haut Conseil des finances publiques, présidé par le vice-président de la cour des comptes, l'ancien député socialiste Didier Migaud. Il parle d'objectif improbable, d'irréalisme, de recettes incertaines et de dépenses oubliées, quand elles ne sont pas renvoyées fort opportunément sur 2018 pour faire plus joli en 2017.

Le déficit budgétaire, sujet de la campagne présidentielle.

Même si les 3% paraissent difficiles à atteindre l'an prochain, ils ne sont pas totalement abandonnés pour autant. En effet, si les différentes formations politiques s’accordent à dire que la règle ne leur plaît pas, elles ne l’expriment pas de la même manière. Le PS dit qu’il va respecter ses engagements. S'il ne devait pas être réélu, François Hollande serait au moins soulagé de ne pas avoir à assumer la réalisation d'un budget irréalisable. Le FN et le Front de Gauche, eux, sont fermes : si Angela Merkel ne veut pas céder, nous n’achèterons plus de produits venant d’Allemagne. Et enfin Les Républicains reconnaissent que les 3% sont importants, mais qu'il est urgent d'attendre.

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