Le gouvernement veut remobiliser sur le télétravail, "impératif" partout où il est possible

Le gouvernement demande aux entreprises de faire encore plus d'effort. Les autorités ont en effet constaté un relâchement dans des secteurs où le télétravail est pourtant possible.

EN BERNE - Le gouvernement a renouvelé son appel à la vigilance ce jeudi lors d'un point presse, alors que les variants plus contagieux progressent dans le pays. Parmi les armes pour limiter la circulation du virus, la ministre du Travail a de nouveau appelé à recourir au télétravail.

"Télétravailler partout où c'est possible devient impératif". À l'occasion d'une conférence de presse organisée ce jeudi, le Premier ministre et la ministre du Travail, Elisabeth Borne, ont appelé les entreprises à se remobiliser pour lutter contre le Covid-19, et ses variants en tout genre. Et cela passe par un recours massif au travail à distance. "Il y a encore trop d'entreprises où le télétravail serait possible mais n'existe pas du tout ou à des niveaux très faibles", a déploré le Premier ministre, en invitant les administrations publiques à "montrer l'exemple".

Le recours au télétravail "s'érode progressivement depuis fin novembre", a souligné de son côté la ministre du Travail Elisabeth Borne, chiffres à l'appui. Mi-janvier, 30% des actifs télétravaillaient à temps complet (64% partiellement), contre 45% début novembre (70% partiellement), a-t-elle indiqué, soulignant par ailleurs que "plus d'un tiers des actifs pouvant télétravailler facilement travaillent exclusivement en présentiel". L'heure est donc au rappel à l'ordre. Et pour mieux se faire comprendre, Elisabeth Borne, rappelle que les risques de contamination "sont diminués de 20%" avec un télétravail à temps partiel et "de 30% avec un télétravail à temps complet". 

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L'audiovisuel et les banques pointés du doigt

Si la ministre a précisé que le gouvernement "n'entendait pas revenir sur les règles actuelles", Elisabeth Borne a rappelé que c'était sur "les applications effectives par toutes les entreprises et tous les salariés qu'il est indispensable de progresser". Ainsi, elle enjoint les entreprises à se mobiliser sur deux priorités : "réduire la part des salariés qui ne télétravaillent pas du tout", et  faire que ceux "qui télétravaillent aujourd'hui un, deux ou trois jours par semaine, fassent au moins un jour de télétravail de plus".

Pour ce faire, Elisabeth Borne a précisé qu'elle allait réunir "en début de semaine prochaine" les branches professionnelles où le télétravail a fait l'objet d'un "relâchement plus prononcé". Dès mercredi soir, dans un courrier "de mobilisation" envoyé aux organisations syndicales et patronales, la ministre leur demandait "de veiller à ce que les instances de dialogue social se réunissent sans délai au sein des entreprises" pour renforcer le télétravail qui baisse de manière "significative" dans certaines branches. 

La ministre pointe plus particulièrement les secteurs de l'édition, de l'audiovisuel et de la diffusion où le recours au télétravail a reculé de 10 points entre novembre et décembre, suivi par les banques et assurances (-8 points), les avocats et architectes (-7 points), l'informatique (-6 points) et l'immobilier (-4 points).

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Cependant, les actifs qui télétravaillent à 100%, et qui souffrent "d'isolement" restent autorisés à revenir travailler en présentiel un jour par semaine. "Mais cela doit rester une soupape en cas de nécessité", a fait valoir Elisabeth Borne, rappelant qu'une ligne d'écoute et de soutien aux télétravailleurs a été mise en place (le 0800.130.000).

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