L’impression 3D recherche des techniciens

ÉCONOMIE
L'impression 3D doit recruter pour poursuivre sa conquête des marchés.

Elle fait figure de révolution industrielle, grâce à sa capacité à produire rapidement et à bas coût des pièces complexes et des prototypes. L’impression 3D s’est déjà taillé une place dans les domaines de l’aéronautique, du médical et de la joaillerie. Elle doit désormais recruter pour poursuivre sa conquête des marchés. Selon une enquête américaine de la société Wanted Analytics, le nombre d’offres d’emploi au sein du secteur a doublé, avec plus de 1 000 propositions de poste entre 2013 et 2014.

« Depuis le début de l’année, nous avons reçu plus d’une centaine d’offres d’emploi de la part d’industriels, de distributeurs mais aussi d’entreprises proposant des services d’impression, constate Alexandre Martel, cofondateur du site spécialisé 3Dnatives.com. Parmi les profils recherchés, on retrouve des ingénieurs mais aussi des techniciens qui seront chargés de concevoir des pièces optimisées pour être imprimées en 3D. »

La société Prodways (60 salariés) a par exemple embauché 20 personnes en un an. « Nous recrutons environ 4 salariés par mois en ce moment. [...] Comme il n’existe pas de formation spécifique, la difficulté est de trouver le bon profil », souligne Catherine Gorgé, la secrétaire générale de Prodways, qui mise par défaut sur des ingénieurs au profil Arts et métiers ou sur des techniciens possédant un BTS/DUT en mécanique ou montage-assemblage, à former ensuite en interne.

Les jeunes ont la cote

Même chose du côté de la société Creatix 3D, qui envisage de recruter une vingtaine d’ingénieurs commerciaux et 5 techniciens au cours des douze prochains mois. Du fait de leur goût pour les nouvelles technologies, les jeunes diplômés ont particulièrement la cote : « Nous recherchons des profils spécialisés en mécanique ou en matériaux et capables de s’adapter. Comme ils seront 90 % du temps sur le terrain pour effectuer les dépannages chez nos clients, ils doivent aimer mettre les mains dans le cambouis et être débrouillards », souligne Talyana Cunningham, la responsable communication à Creatix 3D.

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