Livret A : pourquoi le taux ne passera pas en dessous des 1,25 %

Livret A : pourquoi le taux ne passera pas en dessous des 1,25 %

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PLACEMENT - Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a exclu ce mardi une nouvelle baisse du taux de rémunération du livret A, déjà tombé à un niveau "bas". Pourtant, son taux devrait mathématiquement chuter au 1er février. Explications.

Nouveau coup de rabot en vue pour le livret A ? Pas sûr. Le placement préféré des Français, actuellement rémunéré à hauteur de 1,25% , devrait en effet être recalculé à la baisse le 1er février. En théorie seulement, le gouvernement et le gouverneur de la Banque de France ayant le dernier mot en la matière. Or, Pierre Moscovici a fait savoir ce mardi qu'il n'y était pas favorable.

"Le gouvernement sera très attentif au pouvoir d'achat des épargnants, compte tenu du fait que nous avons d'ores et déjà, avec 1,25%, atteint un taux bas", a souligné le patron de Bercy sur RTL. Et pour cause : son taux de rémunération a été abaissé d'1,75% à 1,25% le 1er août. Un record dont se passerait bien le ministre de l'Economie. Et le placement devrait prochainement être moins intéressant si la règle en la matière était respectée.

Un taux relativement bien rémunéré

Le taux de rémunération du livret A est en effet revu chaque semestre en fonction de l'inflation par le biais d'une formule mathématique. Mais "le gouverneur de la Banque de France peut faire des propositions qui s'écartent de la formule", après une phase de dialogue avec le ministère de l'Economie. Sur l'ensemble de l'année 2013, l'Insee prévoit une inflation plutôt faible, à 0,9% (0,7% en novembre par rapport à octobre), ce qui pourrait faire chuter le taux. Mais, a rappelé le ministre, depuis mai 2012, "par deux fois, nous avons été amenés à débattre du niveau du Livret A et par deux fois, le gouverneur de la Banque de France a compris qu'il fallait prendre en compte la situation des épargnants".

S'il a du plomb dans l'aile, le taux des quelque 60 millions de livrets A détenus par les Français demeure malgré tout compétitif. Car même à 1,25% "il reste relativement bien rémunéré", expliquait récemment à metronews Cyril Blesson, du cabinet Pair Conseil qui édite Les cahiers de l'Epargne. "Il ne faut pas oublier que le Livret est net d'impôt : quand on compare son taux aux placements qui sont soumis à des prélèvements sociaux, comme les 'super livrets', il faut tenir compte de cet avantage comparatif".

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