Manifestations : "Nous ne devons pas faire partie des dommages collatéraux", dénonce un représentant des petits commerces

Manifestations : "Nous ne devons pas faire partie des dommages collatéraux", dénonce un représentant des petits commerces

COUP DE GUEULE - Au lendemain des débordements de la manifestation "pour les droits sociaux et la liberté" et contre la loi de "sécurité globale" à Paris, Bernard Cohen-Hadad, représentant des petits commerces, a exprimé sa colère sur LCI.

Les deux confinements, la raréfaction des clients et l'absence de touristes étrangers ont fragilisé de nombreux petits commerces, qui peinent à boucler les fins de mois. À nouveau ouverts depuis le 28 novembre, sous protocole sanitaire strict, nombreux sont ceux qui comptent désormais sur la période des fêtes pour tenter de se refaire et de rattraper les pertes des dernières semaines. Samedi après-midi, plusieurs commerces ont été pris pour cible par environ 400 casseurs infiltrés lors de la manifestation parisienne contre la loi "sécurité globale". Vandalisés, saccagés, pillés... Le coup est rude pour les commerçants. Bernard Cohen-Hadad, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) Paris Île-de-France, dénonce ce dimanche sur LCI l'inaction du gouvernement.

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"Je suis en colère et je suis triste de cette absence de réponse de la force face à des casseurs qui, depuis 2018, n'arrêtent pas de mettre en péril les riverains, les commerces et porter un coup fatal à notre économie qui se relève aujourd'hui difficilement de deux confinements. Je ne comprends pas comment on n'arrive pas à mettre un terme à ces exactions qu'on a connues depuis 2018", lance-t-il.

Craignant de voir ces débordements se reproduire tous les samedis, "voire en semaine", celui qui est également président du Conseil Économique Social et Environnemental Régional (CESER) en Île-de-France a prévu d'écrire dès lundi à la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour lui demander de "prendre ses responsabilités". "Il faut mettre un terme à cette violence, à ces dégradations permanentes. Nous ne devons pas faire partie des dommages collatéraux. Ça suffit !", s'exclame-t-il.

Je ne comprends pas comment on n'arrive pas à mettre un terme à ces exactions.- Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME, sur LCI

Bernard Cohen-Hadad tient néanmoins à adresser "un grand merci" aux forces de l'ordre "qui ont sécurisé les personnes et les biens". "Beaucoup de nos clients se sont retrouvés enfermés dans les boutiques, face à des jets de pierres, des jets de trottinettes, des jets de pavés...", rapporte-t-il.

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Selon le gouvernement, plus de 52.000 personnes ont manifesté samedi sur l'ensemble du territoire, dont 5000 à Paris. La manifestation, partie à 14h15 de la porte des Lilas, n'a atteint son point d'arrivée, place de la République, que vers 18h, ralentie par une série d'incidents, actes de vandalisme et autres feux sporadiques perpétrés par des black blocs. De vives tensions ont également éclaté à Nantes. 95 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre sur tout le territoire.

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