Possible report des mesures fiscales : le FN dénonce une escroquerie, La France insoumise "ravie"

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ÉCONOMIE - Avec un budget 2018 qui sera difficile à boucler, le gouvernement prévoit de reporter certaines mesures fiscales promises au cours de la campagne présidentielle, selon "Les Echos". Une possibilité plutôt bien accueillie par Raquel Garrido, porte-parole de La France insoumise alors que Wallerand de Saint-Just (FN) dénonce l'"escroquerie" d'Emmanuel Macron.

L'information est annoncée par Les Echos ce lundi matin. Emmanuel Macron serait prêt à retarder la mise en œuvre de plusieurs mesures fiscales en raison d’"une situation budgétaire dégradée". Plusieurs mesures sont concernées : le recentrage de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur l’immobilier qui "pourrait attendre 2019", la transformation du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et l'exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires. Dans l'opposition, la nouvelle divise.

Invitée sur LCI, Raquel Garrido, porte-parole de La France Insoumise se réjouit du report des mesures fiscales. Selon elle, il est "absolument insoutenable que l'on prenne dans l'argent public pour donner aux riches (...) dans un pays où il ya 9 millions de pauvres et 6 millions de chômeurs". La porte-parole du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon qui s'est dit "ravie" de l'information, souhaite aller plus loin en proposant au gouvernement d'abandonner ces mesures fiscales.

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On peut traiter Emmanuel Macron d'escrocWallerand de Saint-Just, tésorier du Front National

Pour le FN, Emmanuel Macron est en train de revenir sur "la quasi-intégralité" de ses promesses de campagne éléctorale. Wallerand de Saint-Just désigne l'ancien ministre de l'Économie comme responsable de cette situation : "Je trouve qu'Emmanuel Macron, on peut le traîter d'escroc parce qu'il a été ministre de l'Économie et que les chiffres qui sont connus aujourdh'hui (...) du déficit, évidemment il les connaissait", a expliqué le trésorier du FN sur LCI.


L'information risque encore de faire réagir à gauche comme à droite alors que le président de la République prononcera ce lundi son discours fixant le cap de son quinquennat devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

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