Mooc, crédits formation, cotisations... ce qu'il faut retenir des annonces de Muriel Pénicaud

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BIG BANG - La ministre du Travail présentait ce lundi matin les grandes lignes de sa réforme de la formation professionnelle, qui doit simplifier un système qu'elle juge d'une "complexité inouïe".
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RÉSUMÉ

Voici un condensé des annonces de Muriel Pénicaud sur la formation professionnelle

 - réduction du nombre d'organismes de formation ;

- 500 euros crédités chaque année pour les salariés sur leur compte de formation, plafonnés à 5000 euros ; pour les salariés non-qualifiés, le gouvernement va jusqu'à 800 et 8000 euros. Des mesures qui s'étendent aux salariés à temps partiel ;

- création d'une application pour que chaque salarié connaisse ses droits à la formation et les moyens d'y accéder ;

- les cotisations pour la formation professionnelle seront collectées par l'Urssaf et plus par les organismes de formation ;

- un effort va être fait pour développer la formation en ligne, via les Mooc

- création de France compétences, agence gouvernementale qui se chargera de contrôler les organismes de formation professionnelle, gérée à la fois par les partenaires sociaux, les Etats et les régions.

RÉSUMÉ

Voici un condensé des annonces de Muriel Pénicaud sur la formation professionnelle

 - réduction du nombre d'organismes de formation ;

- 500 euros crédités chaque année pour les salariés sur leur compte de formation, plafonnés à 5000 euros ; pour les salariés non-qualifiés, le gouvernement va jusqu'à 800 et 8000 euros. Des mesures qui s'étendent aux salariés à temps partiel ;

- création d'une application pour que chaque salarié connaisse ses droits à la formation et les moyens d'y accéder ;

- les cotisations pour la formation professionnelle seront collectées par l'Urssaf et plus par les organismes de formation ;

- un effort va être fait pour développer la formation en ligne, via les Mooc

- création de France compétences, agence gouvernementale qui se chargera de contrôler les organismes de formation professionnelle, gérée à la fois par les partenaires sociaux, les Etats et les régions.

Lors des questions-réponses avec les journalistes, la ministre assure qu'avec 8000 euros, un salarié peut effecter quasiment toutes les formations. Elle estime que les formation de reconversion coûtent entre 5000 et 8000 euros.


Elle explique également que les formations devront être plus modulables. Elle trouve inefficace et coûteux, pour quelqu'un qui effectue un deuxième CPA, de ne pas prendre en compte les compétences acquises lors du premier.

Ce projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel "sera inscrite dans la prochaine loi plus large présentée en Conseil des ministres en avril".

"L'agence France compétences régulera la qualité" via un mécanisme de certification des CFA et des organismes de formation. Elle sera composée de trois collèges : partenaires sociaux, Etat et Régions.

L'innovation pédagogique doit être encouragée assure la ministre, notamment la formation via les Mooc (formation en ligne).

"La cotisation aux formations professionnelles sera collectée par les Urssaf. Les entreprises ne seront plus sollicitées par plusieurs organismes." Actuellement, la collecte est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca).

Pour les TPE-PME, "nous souhaitons qu'ils bénéficient d'une solidarité financière des grandes entreprises. Les grandes entreprises ne peuvent pas se développer dans un désert, il est de leur devoir et leur intérêt d'aider les TPE-PME. Sinon ces dernières ne pourront pas prendre le virage de transformation des métiers."

La ministre explique que seul 1 demandeur d'emploi sur 10 a accès à la formation. "Au moment où on a besoin d'avoir une qualification, le droit à la formation n'est pas si important." 

La priorité sera donnée aux quartiers prioritaires, aux demandeurs d'emplois handicapés....

"Beaucoup de salariés et demandeurs d'emplois veulent être autonomes dans leurs choix. Nous allons créer une application pour que chacun puisse connaître ses droits, les formations proposées dans sa région, s'inscrire à une formation, pouvoir la payer directement en ligne, et être éclairé dans son choix. Pour chaque formation, l'application devra préciser le taux d'insertion, le salaire à l'embauche" continue la ministre.

La ministre indique aussi que les personnes souhaitant faire des formations longues et ne disposant pas des crédits nécessaires pourront se voir créditer les heures manquantes par leur entreprise.

La réforme donnera davantage de droits pour les salariés à temps patiel. "Les salariés travaillant à mi-temps et plus auront droit à la même chose, soit 500 euros par an. Car la majorité des salariés à mi-temps sont des femmes" indique la ministre. "Cette mesure aura un impact fort sur les inégalités entre les femmes et les hommes et les travailleurs les moins qualifiés."

"Deuxième mesure : pour les salariés non qualifiés, un droit majoré. Ce sera 800 euros par ans, plafonné à 8000 euros au bout de dix ans" indique Muriel Pénicaud.

Pour tous les salariés, chaque année, 500 euros seront crédités sur leur compte professionnel de formation (CPF). Chacun, au bout de dix ans, pourra atteindre 5000 euros (plafond) annonce la ministre du Travail.

La ministre explique que tous les salariés doivent avoir le choix de faire ce qu'ils veulent dans la vie, et que la formation professionnelle doit leur donner cette opportunité. Elle estime aussi que la compétence, acquise grâce à la formation, est la clé de la compétitivité de la France dans l'économie mondiale.

Alors qu'il existe 90.000 organismes de formation, la ministre explique que "cette multiplicité d'acteurs ne doit pas créer de complexité pour les demandeurs d'emplois, les salariés, les entreprises." 

"Nous avons un impératif : investir dans la formation professionnelle" continue Muriel Pénicaud.

"La formation professionnelle est importante car dans notre monde, les technologies et les métiers évoluent vite. La compétence est la première barrière contre le chômage" déclare la ministre au début de son allocution. "La compétence est un investissement social majeur pour faire progresser les salariés. C'est la clé de la compétitivité et de l'émancipation sociale."

Bonjour,

Bienvenue et merci de suivre avec nous les annonces de la ministre du Travail Muriel Pénicaud à propos de la formation professionnelle. La réforme souhaitée par le gouvernement est censée donner plus de droits aux salariés et simplifier le système.

Après trois mois de négociations entre partenaires sociaux, ayant débouché sur un texte le 22 février, c'est au tour du gouvernement de dévoiler ses intentions en matière de formation professionnelle. La prise de parole de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, prévue à 10h30, est particulièrement attendue, l'ancienne patronne de Business France ayant promis un "big bang" pour réformer un système jugé particulièrement complexe au sommet de l'Etat. 

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