Paris : le Batobus revoit ses tarifs pour attirer les utilisateurs du Pass Navigo

Paris : le Batobus revoit ses tarifs pour attirer les utilisateurs du Pass Navigo

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TRANSPORTS – Face à la piétonnisation des voies sur berges parisiennes et dans la perspective de nourrir la réflexion autour de l’offre de transport fluvial à Paris, la présidente de région Valérie Pécresse a annoncé le lancement d’un tarif préférentiel pour les Batobus.

La Batobus tente de séduire les usagers des transports en commun parisiens. La présidente de région Valérie Pécresse, qui préside le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), a signé ce mardi une convention qui abaisse le montant de l’abonnement annuel au service de navettes fluviales de la société parisienne Batobus. Pour les détenteurs du Pass Navigo, il en coûtera désormais 40 euros par an pour naviguer en illimité sur la Seine, au lieu de 60 euros jusqu’à présent. 


"Il s'agit d'une remise consentie par Batobus", non compensée par le Stif, précise la compagnie fluviale, qui accueille près de 2 millions de passagers par an, et espère toucher entre 10.000 et 100.000 détenteurs du Passe Navigo avec cette offre. 

Une autre offre de transports

Pour la présidente de la Région Ile-de-France, cette annonce est l’occasion de tacler la décision de la maire de Paris Anne Hidalgo de fermer à la circulation une partie des voies sur berges de la rive droite. "Nous proposons une offre alternative pour traverser Paris sur le secteur des voies sur berge", a ainsi commenté Valérie Pécresse dans Le Journal du Dimanche. Cette dernière a toutefois reconnu que "cette offre n'(était) pas concurrente en termes de rapidité avec les autres modes de transport" maisqu'elle était "confortable, agréable, et moins polluante".


En effet, Batobus compte huit bateaux desservant neuf stations sur les rives droite et gauche de Paris, entre Beaugrenelle (XVe arrondissement) et le Jardin des Plantes (Ve), en passant par l'île de la Cité. Une dixième station, à Invalides, est prévue en 2017. La vitesse de navigation ainsi que la dizaine de stations desservies rendent le transport relativement lent. Néanmoins, les liaisons restent plutôt concurrentielles d’un point à un autre. Comptez ainsi 20 minutes des Champs-Elysées à Beaugrenelle, contre 25 minutes par le bus ou encore 11 minutes entre le musée du Louvre et l’Hôtel de Ville, contre 6 minutes par le métro. 

Revoir l’offre de transports sur la Seine

Mais l'offre Batobus, bien que fonctionnant toute l’année, est surtout restreinte en termes d'horaires : les stations de Batobus sont desservies toutes les 40 minutes, entre 10 heures du matin et 17 h, 19 h ou 21h30, selon les jours de la semaine et les périodes de l'année.  


L’offre destinée aux détenteurs du Pass Navigo devrait permettre de "nourrir la réflexion autour de la relance des transports sur la Seine",  a précisé Valérie Pécresse, qui regrette que la Seine soit "aujourd'hui un axe délaissé par les transports en commun". 

Pas simple en effet de développer une offre de transport en commun fluvial compétitive. Dans les grandes villes de France, plusieurs initiatives ont vu le jour ces dernières années. C’est le cas à Nantes où les Navibus, qui relient les rives de la Loire entre Nantes et la ville limitrophe de Rezé, rencontrent un franc succès depuis leur lancement en 2005. Il faut dire que, tout comme à Lyon, leur tarif est attractif : 1,60 euro, contre 2 euros pour le Vaporetto lyonnais qui relie le centre historique de la ville du Rhône au quartier relativement excentré de Confluence. 


En revanche à Marseille, les navettes maritimes gérées par la régie locale RTM, bien qu’appréciées des habitants, affichent un prix plus dissuasif pour un usage quotidien, soit 5 à 8 euros par trajet. En outre, l’offre est limitée à la période du printemps à la fin de l’été et est soumise aux conditions de navigation maritime. 

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