Parité dans les conseils d’administration : à deux mois de l'échéance, où en sont les grands groupes ?

Parité dans les conseils d’administration : à deux mois de l'échéance, où en sont les grands groupes ?

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ÉGALITÉ – Au 1er janvier prochain, les plus importantes sociétés françaises devront compter 40% de femmes dans leurs conseils d’administration si elles veulent échapper à des sanctions contraignantes. A deux mois de cette échéance, LCI fait le bilan de la parité au sein de la gouvernance des grands groupes.

Encore deux mois pour devenir paritaire. Au 1er janvier prochain, les grandes sociétés devront compter 40% de femmes au sein de leurs conseils d’administration. Le principe a été posée par la loi Copé-Zimmermann promulguée en 2011. Cinq ans plus tard, des efforts ont été consentis. Mais, alors que l'échéance se rapproche, du chemin reste encore à faire


Selon le dernier rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), publié en février dernier, si les sociétés du CAC 40 se rapprochent nettement du quota fixé par la loi avec 34,1% de femmes siégeant dans les conseils d’administration  (contre 23,7% il y a quatre ans), la proportion tombe à 27,8% pour l’ensemble des sociétés cotées. Au total, a récemment indiquéle HCEFH, 47 sociétés du SBF 120, dont 9  du CAC 40, ne respectent pas encore les 40% fixés.

Des pénalités dès le 1er janvier

La proportion tombe à 14,2% pour les entreprises non cotées visées par la loi. Au-delà des grands groupes, le texte Copé-Zimmermann vise en effet les sociétés comptant plus de 500 salariés permanents et disposant d'un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros.  


Or la non-atteinte de l'objectif de 40% au 1er janvier prochain ne sera pas sans conséquence pour les entreprises. Les sanctions prévues sont, d’une part, la nullité des nominations non conformes à l’objectif de parité, et d’autre part, la suspension de versement des jetons de présence versés aux administrateurs, dont le montant s’élève en moyenne à près de 64.000 euros par an.  De quoi motiver la gouvernance des entreprises, d’autant que le seuil des sociétés concernées a été abaissé, par la loi du 4 août 2014, à 250 salariés au 1er janvier 2020. 

Une campagne de promotion

A un peu plus de deux mois de l’échéance, une campagne jouant la carte de l’humour engage donc  les entreprises à faire l’effort nécessaire pour se conformer aux règles édictées en 2011. Portée par la chasseuse de tête Lucille Desjonquères, présidente de l’International Women’s Forum, elle a été présentée lors du salon Planète PME, le week-end dernier. L'initiative vise notamment à convaincre les décideurs du vivier de talents féminins disponibles susceptibles d’apporter bien plus aux sociétés que la simple atteinte d’un quota. 

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EDITO (Archives). La France et la parité des conseils d'administration

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