"Tout casser, tout recommencer, ce n'est pas tellement dans mes projets" : Patrick, salarié d'Alstom à Belfort

DirectLCI
COUPERET - L'avenir des ouvriers d'Alstom à Belfort est suspendu aux discussions entre le groupe industriel et l'Etat. Entre inquiétude, résignation et volonté de se battre, Patrick ne se voit pas reconstruire sa vie ailleurs après 30 ans passés à travailler sur le site.

"Tout le monde dit qu'il faut être ouvert sur l'avenir, qu'il ne faut pas avoir peur de bouger, de voyager... Mais quand on a ses habitudes depuis 20 ans, son confort familial, quand il faut tout casser puis tout recommencer, ce n'est pas tellement dans mes projets." Pour Patrick, l'annonce de la fermeture du site Alstom de Belfort sonne comme la fin d'un ère. 

Depuis une trentaine d'années, Patrick travaille dans l'usine historique du géant des transports. À 48 ans, il s'inquiète après l'annonce du transfert de la production de trains en Alsace, relocalisée à 2h30 de son domicile. 

A tout moment, on attend le couperet qui va tomber.Patrick

"Tout le monde est inquiet. (...) À tout moment, on attend le couperet qui va tomber", poursuit Patrick, qui compte malgré tout se battre pour conserver son emploi à Belfort. Ce mardi, une manifestation est prévue devant le siège d'Alstom, à Saint-Ouen, en banlieue parisienne. 

Lire aussi

Ce lundi, lors d'une rencontre entre la direction de l'entreprise et les organisations syndicales du site du territoire de Belfort, ces dernières ont annoncé que le projet de fermeture de l'usine de fabrication de trains, pour le transférer en Alsace, était gelé dans l'attente de l'annonce du plan du gouvernement, le 4 octobre.

En vidéo

Alstom : "Le site de Belfort doit demeurer", affirme Valls

En vidéo

"Avec le gouvernement, nous travaillons ensemble", assure le PDG d’Alstom

En vidéo

Alstom : "On ne se résout pas à ce que ces locomotives soient fabriquées au Kazakhstan"

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter