Pour 71 % des Français, trouver un logement reste très difficile

ÉCONOMIE
IMMOBILIER – Selon une étude Ipsos pour Nexity que s'est procurée metronews, 71 % des Français estiment que l'accès au logement est difficile.Pour beaucoup d'entre eux, les mesures annoncées par le gouvernement ne suffiront pas à inverser la tendance.

Le marché de l'immobilier reste sous pression. Deux ans après l'accession de François Hollande au pouvoir, les Français restent très critiques de son action en faveur du logement. Selon une étude Ipsos pour Nexity, publiée jeudi, 71 % des Français estiment qu'il est difficile de trouver un logement aujourd'hui. Et alors que la tendance est plutôt à la baisse des prix, ils sont encore 80 % à penser que le marché ne s'améliorera pas dans les années à venir.

Ce n'est pourtant pas faute de prendre des mesures. Depuis son entrée en fonction, le gouvernement a fait du logement une de ses priorités. A la loi Alur , portée par Cécile Duflot, Manuel Valls est venu ajouter un second paquet de mesures fin août censées accélérer la construction de logements.

Selon Jean-Philippe Ruggieri, directeur général de Nexity immobilier résidentiel, "Les pouvoirs publics ont pris des mesures efficaces : le prêt à taux zéro a été largement amélioré, tandis que la TVA a baissé dans un certain nombre de quartiers prioritaires". La version revue et corrigée du dispositif d'investissement locatif Duflot, rebaptisé Pinel, est également vue positivement par les professionnels.

Un bilan peu reluisant pour les Français

Mais si ceux-ci dressent un bilan encourageant des mesures annoncées cet été par Manuel Valls, les particuliers sont de leur côté beaucoup plus réservés. Seuls 17 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement en termes de logement. Ils sont même 55 % à penser que l'action gouvernementale "ne changera pas grand chose".

Le problème ? les prix restent encore très élevés. 47 % des personnes interrogées estiment que, bien avant la construction d'immeubles (28 % pensent que c'est une priorité) et le développement du logement social (17 %), c'est l'encadrement des loyers qui devrait être la priorité. Et l'abandon de la mesure , sauf pour quelques villes spécifiques, a pu apparaître comme un constat d'échec. "Cette mesure était avant tout très clientéliste, à l'endroit des locataires déjà installés, alors qu'il aurait fallu au contraire faciliter l'accès pour ceux qui n'ont pas de logement", tempère Jean-Philippe Ruggieri.

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