Produits bio, fermiers, d’agriculture raisonnée : comment faire son choix au marché ?

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TOPO - Ce sont des expressions qui résonnent au milieu des étals de plein air, sans que l’on sache toujours précisément ce qui se cache derrière. Voici quelques repères pour s’y retrouver et acheter ce que l’on a vraiment envie d’acheter.

Bio, locaux, d’agriculture raisonnée…  Clamés à tue-tête par les producteurs derrière leurs stands ou inscrits en lettres capitales sur les pancartes des étals, ces termes rythment la vie du marché. Pourtant, à moins d’avoir eu affaire à un commerçant à la langue bien pendue ou d’avoir eu la curiosité de renseigner soi-même, certaines subtilités peuvent sembler réservées au jargon agricole. Or, pour consommer ce qui répond le plus à ses attentes, mieux vaut les avoir à l’esprit. Alors de quoi parle-t-on vraiment ?

Ils sont issus d’un mode d’agriculture qui se caractérise principalement par l’interdiction d’utiliser des produits "chimiques" et qui cherche à renouer avec des pratiques traditionnelles pour éviter les maladies sur les plantes ou les animaux. Selon leur catégorie (fruits, légumes, lait, viande, poisson, etc.), ils répondent à des cahiers des charges distincts que les agriculteurs dits  "bio", regroupés en fédérations, sont tenus de respecter pour l’obtention de labels. Ces derniers sont à cette fin régulièrement contrôlés par des certificateurs indépendants agréés par l’État.


Concernant les productions végétales, les règles de base à respecter concernent principalement l’utilisation d’engrais aux origines naturelles. S'agissant des productions animales, deux grands principes s’imposent : le bien-être animal et le lien au sol (l’alimentation des animaux doit être à 100 % bio et produite majoritairement sur la ferme.) En résumé, consommer des produits bio revient avant tout à limiter son exposition aux effets toxiques des produits chimiques ou non naturels (aluminium, zinc, etc.).

Ils sont issus d’un mode d’agriculture qui tend à se rapprocher de l’agriculture biologique sans en adopter toutes les contraintes réglementaires et donc sans pouvoir s’en revendiquer. S’ils répondent également à des cahiers des charges précis, les critères de rigueur n’ont pas d’égal avec l’exigence imposée en matière de produits bio. Contrairement à l’agriculteur biologique, un agriculteur raisonné ne s’interdit pas par exemple d’utiliser des produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides) à certaines périodes de l’année. Pour autant, l’agriculture raisonnée préconise en premier lieu l'utilisation d'autres moyens, issus notamment de l'agriculture biologique. En résumé, à en croire ses adeptes, ce système de production repose avant tout sur l’attitude de l’agriculteur qui adapte ses choix techniques au fonctionnement de son écosystème local et des mécanismes de régulation biologiques.


Seuls les produits provenant d'exploitations qualifiées portent la mention "produit issu d'une exploitation qualifiée au titre de l'Agriculture Raisonnée". Elle est délivrée après contrôle d’organismes certificateurs tels Aclave, Afaq, Certilim ou Ocacia. 

A défaut de définition officielle, la jurisprudence est venue préciser, au fil des contentieux, les grands principes pour une utilisation non mensongère de la mention "fermier". Elle désigne des produits fabriqués selon des méthodes de production traditionnelle principalement avec des ingrédients issus de l’exploitation visée ou à défaut des fermes voisines, certains produits comme les volailles faisant l’objet d’une réglementation spécifique. Le statut juridique de l’exploitation et les modalités de commercialisation n’ont en revanche aucune incidence sur l’obtention de la mention. Enfin, pour rappel, cette dernière ne garantit en aucun cas le caractère biologique d'un produit et la non-utilisation de substances chimiques. 

Ils désignent les aliments produits localement, à savoir dans le terroir, ou plus largement dans la région où ils sont vendus. Par définition, la "Région de production" fait référence à un ensemble de zones naturelles restreintes de production caractérisées par des similitudes de facteurs géographiques, humains ou agricoles, situé à une distance inférieure ou égale à 80 kilomètres du site de production. Les produits dits "locaux" ont d’ailleurs donné lieu à une tendance : locavore. On la doit à une Américaine qui, il y a une dizaine d’années, a mis au défi les habitants de sa ville de se nourrir exclusivement d’aliments produits à moins de 160 kilomètres de chez eux. S’alimenter de denrées produites à une distance limitée est resté l’un des principes à respecter pour être considéré comme locavore au sens strict du terme. Mais on considère qu’au-delà de 500 "kilomètres alimentaires", les produits ne sont plus "locaux". Ce qui ne les empêche pas d’être français pour autant. De saison, plus goûteux, souvent moins chers, profitables à l’économie locale…  les produits locaux comptent certains avantages qui séduisent de plus en plus de consommateurs.

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