Prolongation des aides pour les jeunes, à quoi auront-ils droit exactement ?

Prolongation des aides pour les jeunes, à quoi auront-ils droit exactement ?

COUP DE POUCE - La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a annoncé ce dimanche la prolongation des aides pour l'emploi des moins de 26 ans. Prime pour l'embauche, aide pour un contrat d'apprentissage... La rédaction de LCI vous dit tout.

Le gouvernement veut montrer qu'il n'oublie pas les jeunes. "C'est dur d'avoir 20 ans en 2020", avait même déclaré le président Emmanuel Macron dans son allocution le 14 octobre. Les difficultés financières sont même devenues la norme dans la sphère universitaire, puisque huit étudiants sur dix disent en rencontrer.

"Il est essentiel que les jeunes sachent que nous faisons tout pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société", a déclaré la ministre du Travail Elisabeth Borne, dans le Journal du dimanche. Pour faire front dans le secteur professionnel, la femme politique a annoncé la prolongation des aides pour l'emploi des jeunes de l'opération "un jeune, une solution" au-delà de fin janvier.

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Mais de quoi parle-t-on exactement ? Tout d'abord, la prime de 4000 euros (par an) pour l'embauche en CDD de plus de trois mois ou en CDI d'un jeune de moins de 26 ans sera prolongée. Cette aide a facilité l'embauche de Meïssen, 25 ans, qui a décroché son premier CDI il y a trois mois. En tant que chargée d'affaire, la jeune femme supervise des chantiers. Alors que la crise sanitaire la bloquait pour trouver un emploi, son patron a décidé de lui donner sa chance. "Dans notre entreprise, on a embauché quatre ou cinq jeunes qui vont bénéficier de cette mesure. Cette aide de l'État permettra de les former plus facilement. Au total, 4000 euros sont débloqués par personne, soit 1000 euros par trimestre pendant la première année du nouvel employé", décrit Xavier Rodriguez, président-directeur général de l'entreprise Jarnias. 

Parmi les autres mesures maintenues, il y aussi "les 5000 ou 8000 euros d'aides pour un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation", assure la ministre dans le JDD. Pour l'instant, Elisabeth Borne n'a pas fixé de nouvelle échéance concernant ces aides mais cette question devrait être tranchée d'ici mercredi. L'hypothèse d'un prolongement jusqu'au 31 mars apparaît plausible. 

Plus de 220.000 primes ont déjà été distribuées- Elisabeth Borne, ministre du Travail

En annonçant le prolongement des mesures, Elisabeth Borne est consciente que "la situation sanitaire va rester difficile dans les prochaines semaines." En effet, après six mois de baisse, le chômage a de nouveaux augmenté en novembre de quelque 35 000 demandeurs d'emploi. Le même mois, le journal des Échos, note une remontée de plus de 2% du nombre de demandeurs d'emploi de 25 ans n'ayant pas du tout travaillé. "Les chiffres risquent de ne pas être bons en décembre en raison du confinement", prévoit la ministre du Travail. 

Afin de lutter contre la crise sanitaire qui a durement touché l'emploi des jeunes, Elisabeth Borne avait pris une batterie de mesures en juillet dernier. Et, selon elle, le dispositif  "un jeune, une solution" porte ses fruits. Toujours dans le JDD, elle cite 1.052  million de jeunes "recrutés en CDD d'au moins trois mois ou en CDI", entre août et fin novembre, soit "presque autant qu'en 2019". "Plus de 220.000 primes ont déjà été distribuées", ajoute Elisabeth Borne, rappelant le succès de l'apprentissage avec 440. 000 contrats signés en 2020, contre 353.000 en 2019. "C'est un record historique", affirme la ministre. 

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Le prolongement de ces mesures s'ajoute aux aides d'urgence à destination des jeunes précaires annoncées en novembre dernier. Parmi ces aides, il y avait la création de "20 000 emplois étudiants dont la mission sera de venir en soutien aux étudiants décrocheurs notamment aux cours des premières années."

En 2021, 200.000 jeunes (au lieu des 100.000 initialement prévus) pourront bénéficier du dispositif "Un jeune une solution", "qui propose un accompagnement vers l'emploi et une rémunération mensuelle de 500 euros", souligne Elisabeth Borne. Au total, 400 millions d'euros seront déboursés par l'État pour la mise en place de ces différentes mesures.

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