Saint-Nazaire : un seul candidat à la reprise des chantiers navals

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REPRISE - Une seule offre a été soumise dans les temps au tribunal sud-coréen en vue de la reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Sa décision sera rendue le 3 janvier.

Les candidats à la reprise avaient jusqu'à ce mardi 27 décembre pour soumettre leur offre. La justice sud-coréenne n'aura qu'un seul dossier a étudier, puisqu'une seule offre de reprise du chantier naval STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a été soumise au tribunal de Séoul chargé du redressement judiciaire de la maison mère STX Offshore and Shipbuilding. Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l'État français, sont la seule filiale rentable du groupe, qui a évité de justesse la liquidation en novembre.

L'italien Fincantieri, les chantiers néerlandais Damen ou encore le groupe asiatique Genting Hong Kong avaient montré un intérêt pour racheter les chantiers de Saint-Nazaire. "Mais seul un candidat a déposé son offre dans le délai imparti", a déclaré le juge Choi Ung-Young, qui fait office de porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul. Il a cependant refusé de donner l'identité de ce repreneur potentiel. Il a précisé que l'offre en question était étudiée par Samil PricewaterhouseCooper, en charge du dossier.

Un carnet de commandes rempli

La justice sud-coréenne doit annoncer son choix le 3 janvier. Il ne s'agit plus de savoir qui reprendra les chantiers navals, mais si l'offre est acceptée ou non. Car, a déclaré le porte-parole, "si le prix proposé est trop bas, l'offre sera refusée et un nouvel appel d'offre sera lancé".

STX France, qui compte 2600 salariés et fait travailler environ 5000 sous-traitants, est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli. 


Le chantier avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l'avait racheté en 2006 à Alstom. Le groupe STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013. Ceux-ci ont lâché plus de 4000 milliards de wons  (soit 3,2 milliards d'euros) pour l'aider à faire face à ses échéances. Mais cela n'a pas suffi à remettre l'entreprise à flot et son endettement total atteignait 7300 milliards  de wons (5,7 milliards d'euros) en juin.

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Comprendre les enjeux du rachat des chantiers navals de STX

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