Sondage : pour 57% des Français, il est hors de question de supprimer l'ISF

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C'EST "NON" - La suppression de l'ISF n'est pas du goût des Français. Selon un sondage Tilder-Opinionway pour LCI, 57% des sondés se prononcent contre sa transformation en impôt sur la fortune immobilière (IFI), comme prévu dans le projet de budget 2018 du gouvernement.

Le projet de budget 2018, défendu ce mercredi par le gouvernement, prévoit des coupes budgétaires et de fortes baisses d'impôts dont celle sur l'ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune. Selon un sondage Tilder-Opinionway pour LCI, paru ce vendredi matin, 57% des Français se prononcent contre la suppression de cet impôt. Il sera ainsi remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) et donc permettre d'exempter les placements financiers, les valeurs mobilières, les lingots d'or et même les yachts. Ce dernier concernera les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d'euros.

Selon le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, le nombre d'assujettis à l'ISF devrait ainsi diminuer de 40%, passant de 330.000 à 150.000. Supprimé, l'ISF ne devrait plus "nuire à l'attractivité du pays vis-à-vis des investisseurs". Selon le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, le nombre d'assujettis à l'ISF devrait diminuer de 40%, passant de 330.000 à 150.000. 

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L'ISF va être transformé en "impôt sur la fortune immobilière" (IFI), de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements, un cadeau de 3,2 milliards d'euros aux plus fortunés. Selon Le Monde, ce coût avait été largement "sous-estimé" par Emmanuel Macron pendant sa campagne. Le chef de l'Etat avait chiffré la mesure à 2 milliards chaque année.


Invité de L'Émission politique jeudi soir sur France 2, Édouard Philippe a défendu cette réforme de l'Impôt sur la fortune. S'il a déclaré savoir qu'elle "n'est pas populaire", il a aussi assuré que "c'est utile pour l'économie française, pour que l'argent aille vers la production et l'investissement". Pour appuyer son discours, le Premier ministre a expliqué vouloir éviter la fuite d'autres contribuables, prenant en exemple les "10.000 personnes qui ont quitté la France pour échapper à l'ISF" depuis 2002.

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