Tarifs du gaz : la facture va-t-elle flamber au printemps si les prix ne diminuent pas ?

Tarifs du gaz : la facture va-t-elle flamber au printemps si les prix ne diminuent pas ?

ÉCONOMIE - Le Premier ministre a annoncé jeudi soir sur TF1 un "blocage tarifaire" pour limiter l'impact de la flambée du prix de l'énergie sur la facture des Français. Ce lissage est basé sur l'hypothèse d'une baisse des cours mondiaux du gaz au printemps prochain. Que se passera-t-il s'ils ne diminuent pas ?

Afin de limiter l'impact de la flambée du cours du gaz sur la facture des Français, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la mise en place d'un "blocage tarifaire". En effet, la hausse de 12,6% appliquée ce vendredi 1er octobre sera la dernière, a promis le chef du gouvernement, jeudi soir sur TF1.

Les hausses prévues dans les mois à venir, jusqu'en avril, ne seront pas répercutées sur les Français. Ainsi, malgré l'augmentation des coûts d'approvisionnement que devraient connaître les distributeurs, les consommateurs paieront le même prix tout au long de l'hiver. En contrepartie, à compter du deuxième trimestre 2022, les consommateurs paieront plus cher leur gaz que ce qu'il coûtera réellement. Une manière de "lisser" la "bosse", a précisé Jean Castex.

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La flambée des prix de l'énergie

Mais cette mesure repose sur une hypothèse : que le prix de l'énergie diminue dans quelques mois. Selon le Premier ministre, "les experts nous expliquent qu'au printemps, nous aurons une forte baisse des prix du gaz". Mais ce n'est qu'un pari. "C'est un vœu pieux", réagit François-Xavier Pietri, économiste pour LCI (voir vidéo en tête de cet article). "La Commission de régulation de l'énergie (CRE) ne disait pas tout à fait la même chose il y a quelques jours. Les experts pariaient plutôt sur une stabilisation des prix au printemps, et une vraie baisse à partir de fin 2022, voire 2023."

Vers une baisse des taxes sur les tarifs réglementés du gaz ?

Dès lors, que pourrait mettre en place le gouvernement en avril prochain, en pleine élection présidentielle, si le cours du gaz ne diminue pas suffisamment ? "Nous aurons d'autres outils pour éviter que les Français soient pénalisés", a assuré ce matin sur LCI la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

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Parmi eux, la revalorisation du chèque énergie, déjà augmenté de 100 euros. Ou encore une baisse des taxes sur le prix du gaz. "Si au mois de mars ou avril, les baisses liées aux cours mondiaux ne se produisent pas, alors nous devrons prendre des mesures complémentaires, qui pourraient être des baisses de taxes", a indiqué le Premier ministre sur TF1. Pour le mois d'octobre, les taxes et la contribution représentent 23% du tarif réglementé du gaz, selon la CRE.

En vidéo

Hausse des prix de l’énergie : Jean Castex annonce des mesures

Toutefois, ces mesures pour limiter la flambée des prix de l'énergie ne sont que temporaires. D'autant que de nouvelles hausses pourraient se produire. "Nos ressources physiques sont limitées, tandis que la population mondiale ne cesse de progresser", analyse François Lenglet, journaliste spécialiste de l'économie de TF1/LCI. "Il y a aussi les problèmes climatiques : pour diminuer la consommation, il va falloir augmenter les prix. Sur le moyen terme, l'inexorabilité de la hausse des prix de l'énergie est avérée. À long terme, je pense que la tendance est aussi à la hausse."

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