Toyota : 700 CDI créés et un investissement de 300 millions d’euros en France

ATTRACTIVITÉ - En visite à l’usine Toyota d’Onnaing (Nord), le président a annoncé que le constructeur japonais comptait investir 300 millions d’euros et embaucher 800 nouveaux salariés, dont 700 en CDI. Cette annonce intervient alors que 140 dirigeants de multinationales sont réunis ce lundi 22 janvier au château de Versailles, dans le cadre du sommet "Choose France".

A son arrivée dans l'usine Toyota d'Onnaing, dans le Nord, Emmanuel Macron a commencé par serrer la main à une trentaine de salariés. "Merci à vous",  leur a-t-il répété à l'envi. L'objet de cet hommage : la décision du constructeur japonais d'investir 300 millions d'euros en France et de créer d'ici 2020 800 emplois, dont 700 CDI, sur le site. "C'est parce que vous êtes bons", a justifié le président au cours de sa visite des ateliers, qui aura duré trois heures. Dans cette entreprise "il y a une volonté d'investir, d'innover et (...) un dialogue social qui fonctionne", a-t-il aussi souligné, avant d'ajouter : "Il n'y a pas de secrets, l'Etat peut faire beaucoup de choses pour aider, mais ne peut pas se substituer". "Ici, on a notre mot à dire, on est fier de travailler ici, et du coup on leur rend (à la direction,ndlr)", lui a répondu un jeune salarié.


Pour  le directeur du site, Luciano Biondo, "ce projet démontre qu'il est possible d'investir et de produire en France, il va assurer un avenir à long terme à notre entreprise et créer de l'emploi dans un territoire qui en a bien besoin". Le but : "moderniser le site et réaliser les aménagements indispensables, en particulier des ateliers d'emboutissage et de carrosserie".  Pour faciliter l'investissement, l'Etat et les collectivités ont apporté une aide de plusieurs millions d'euros, complétée par l'UE (9 millions) et l'agglomération (5 millions).

Cette bonne nouvelle pour l'économie française ne survient pas par hasard. Car ce lundi, près de 140 dirigeants de multinationales ont été invités par le chef de l'Etat au château de Versailles. Un sommet visant à démontrer l'attractivité économique de la France et baptisé "Choose France", autrement dit "Choisissez la France". On ne peut être plus clair. Si Emmanuel Macron tente depuis son élection de convaincre chefs d'entreprises et investisseurs de miser sur l'Hexagone, il espère dorénavant passer à la vitesse supérieure. 


Au-delà du symbole, l'Elysée avait d'ailleurs promis des annonces d'ampleur "significative et emblématique", cinq au total. Avant Toyota, Facebook avait annoncé son intention d'investir 10 millions d'euros en France, via son centre de recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle, à travers un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi. Le chef de l'Etat devrait ainsi s'entretenir en fin d'après-midi avec le dirigeant du réseau social, Sheryl Sandberg. Cette annonce "envoie le signal de la compétitivité de la France sur l'intelligence artificielle, c'est très important", se félicite-t-on à l'Elysée. D'autres entretiens sont également prévus avec Sundar Pichai (Google), Vasant Narasimhan (Novartis) ou encore Bill McDermott (SAP).

Si ce type d'opération de communication n'est pas inédit - il existait déjà sous François Hollande et Nicolas Sarkozy -, il l'est par le nombre de participants et leur diversité. La moitié des dirigeants présents sont à la tête d'entreprises européennes, 25% d'entreprises américaines et 25% de groupes d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie.

Selon un sondage Ipsos publié en décembre, l'effet "Macron" sur les investisseurs commencerait à prendre. 60% des responsables d’entreprises étrangères implantées en France interrogés estimaient que le pays était plus attractif depuis l'élection présidentielle, contre 36% en 2016.

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