Un choc de simplification à plusieurs milliards d'euros d'économies

Un choc de simplification à plusieurs milliards d'euros d'économies

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REFORME – Le choc de simplification administrative lancé en 2013 a pris une nouvelle dimension avec la présentation, lundi, de 50 mesures concernant les entreprises. Ce projet pourrait leur faire économiser plusieurs milliards d'euros chaque année.

Le choc de simplification est sensé ne rien coûter au contribuable. Mais il pourrait rapporter gros. En 2008, l'OCDE estimait même que la complexité administrative coûte entre 60 et 80 milliards d'euros à la France. Ce qui représente environ 3 points de PIB. De quoi rayer d'un seul coup le problème de déficit excessif du pays et ramener son économie dans les clous de Bruxelles !

Si ce chiffre peut sembler excessif, la marge de manœuvre est indéniablement conséquente. Le dernier classement sur la compétitivité du Forum économique mondial place en effet la France au 137e rang sur 148 pays en ce qui concerne la lourdeur de sa réglementation. Et l'on sait qu'en Grande-Bretagne et en Allemagne, les mesures appliquées depuis près de 10 ans pour réduire de 25% les charges administratives pesant sur les sociétés portent leurs fruits : les économies sont estimées à 1,5 milliards d'euros par an outre-Manche, 2 milliards outre-Rhin.

Les "pièges" de la simplification

Mais ce vaste chantier, maintes fois entrepris sous les précédentes mandatures, à l'image de la commission pour les simplifications administratives mise en place sous Nicolas Sarkozy, s'annonce long et complexe. Le coprésident de la mission Simplification lancée par le gouvernement, Guillaume Poitrinal, reste d'ailleurs prudent sur les retombées financières pour les entreprises, préférant traduire les résultats attendus en temps de travail gagné. "Avec notre plan d'action, on peut faire gagner 10 jours par an aux entreprises française", commente-t-il pour metronews.

Vincent Drezet, Secrétaire général du syndicat Solidaire finances publiques, pour qui la simplification "n'est jamais une solution miracle", pointe pour sa part ses "pièges". Il cite en exemple le projet de retenue des impôts à la source, régulièrement remis sur la table. "Tout sauf une simplification" selon lui. 

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