Allocations Pôle Emploi : trois cas pour comprendre le nouveau calcul

Allocations Pôle Emploi : trois cas pour comprendre le nouveau calcul

PÔLE EMPLOI - La réforme de l'assurance-chômage entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2021, avec un changement du mode de calcul des allocations. À quoi faut-il s'attendre ? Illustration avec trois cas concrets.

La réforme de l'assurance-chômage entrera en vigueur le 1er juillet 2021 avec certains aménagements et délais pour tenir compte de la crise. Parmi les principaux changements, on retrouve le possible durcissement de l'ouverture et du rechargement des droits (de 4 à 6 mois de travail sur les 24 derniers augmentés d'une période de neutralisation liée aux confinements). Au menu également, la modification du calcul du salaire journalier de référence pour rétablir "l'équité" entre l'indemnisation actuellement plus favorable aux personnes alternant contrats courts et inactivité qu'à celles travaillant en continu. Et enfin, la dégressivité de l'allocation pour les hautes rémunérations (plus de 4500 euros mensuels brut pour les moins de 57 ans). 

Toute l'info sur

Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Voici trois situations concrètes pour comprendre le contenu de la prochaine réforme de l'assurance-chômage

Cas 1 : travailleur ayant peu cumulé de droits

Sarah a 26 ans. Après son école hôtelière, cette jeune active a trouvé un contrat de quatre mois, mais désormais plus rien. Elle est aujourd'hui éligible au chômage et ce sera toujours le cas à partir du 1er juillet prochain. Le seuil pour toucher une allocation reste à quatre mois de travail minimum sur les deux dernières années. Mais dès que la situation économique s'améliorera, ce ne sera plus possible. Elle devra cumuler six mois de travail pour toucher son allocation chômage.

Cas 2 : enchaînement de contrats courts

Sophie à 32 ans. Elle a enchaîné les contrats courts et a travaillé pendant huit mois ces deux dernières années. Elle touchait le Smic et a donc le droit à 985 euros d'allocation chômage pendant huit mois. Mais à partir du 1er juillet prochain, le calcul est revu. Ce sera désormais 667 euros mensuels pendant quatorze mois. Son allocation va donc baisser, mais elle durera plus longtemps.

Cas 3 : hauts revenus dépassant 4500 euros brut

Karim à 43 ans. Il était cadre dans l'aéronautique, mais se retrouve aujourd'hui au chômage. Il touchait 4550 euros mensuels et a droit à une allocation pendant 24 mois. Dès cet été, la règle pour les hauts revenus évolue. Et comme son salaire était supérieur à 4500 euros brut, son allocation diminuera de 30% à partir du neuvième mois sans travail. Après la crise sanitaire, cette dégressivité commencera même dès le septième mois. Une façon pour l'État de l'inciter à retrouver un emploi.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Pourquoi le Chili se reconfine-t-il alors qu'il est le 3e pays le plus vacciné au monde ?

Aurélien éliminé de "Koh-Lanta" : "Avec Thomas, on peut clairement parler de trahison"

EN DIRECT - Covid-19 : 510.000 doses injectées ce vendredi, annonce Macron

Vacances confinées : ces Français qui trichent (sciemment ou sans le savoir)

Un taux de vaccination supérieur à la France mais plus de morts : la stratégie italienne en question

Lire et commenter